Par Siméon Isako
Dans l’histoire des grandes institutions, certains hommes marquent leur passage non par le bruit, mais par la profondeur de leur vision, la constance de leur engagement et la noblesse de leur caractère. Jean-Pierre Kiwakana Kimayala appartient à cette catégorie rare de personnalités dont la trajectoire force le respect et inspire la confiance. A la tête du Conseil économique et social depuis 2017, il incarne l’alliance précieuse entre expérience, sagesse, maîtrise, reformes majeures et esprit de paix.
Un parcours bâti sur la rigueur et le sens de l’État
Homme d’État dans l’âme, Jean-Pierre Kiwakana Kimayala s’est construit au fil des années une réputation solide fondée sur la rigueur intellectuelle, la loyauté républicaine et une compréhension fine des réalités économiques et sociales de la République Démocratique du Congo. Son parcours, jalonné de responsabilités majeures, témoigne d’un engagement constant au service de l’intérêt général.
Doté d’une grande capacité d’analyse, il a toujours su anticiper les enjeux, mesurer les équilibres et proposer des solutions réalistes lors des débats en plénière au CES lorsqu’il s’agit de traiter des questions liées à la vie des congolais, loin des postures idéologiques ou des décisions impulsives. Cette maîtrise des dossiers fait de lui une référence respectée dans les cercles institutionnels et académiques.
La sagesse comme méthode de gouvernance
Ce qui distingue profondément Jean-Pierre Kiwakana Kimayala, c’est sa sagesse, non pas passive, mais active et stratégique. Dans un pays souvent confronté aux tensions sociales et aux crispations politiques, il a su imposer le dialogue comme méthode, l’écoute comme force et la modération comme principe.
Pacificateur reconnu, il privilégie toujours la recherche du consensus lors des divergences entre conseillers de la République, sans renoncer à la fermeté lorsque l’intérêt national l’exige. Sa parole posée, son calme légendaire et son respect des différences font de lui un artisan de la cohésion sociale, capable de rapprocher les positions les plus opposées.
Un leadership rassembleur au Conseil économique et social
À la tête du Conseil économique et social, Jean-Pierre Kiwakana Kimayala imprime un leadership rassurant et fédérateur. Il œuvre à faire de cette institution un véritable espace de concertation entre l’État, le secteur privé, les syndicats, les forces vives et la société civile.
Aussi, il tient au respect strict de la mission confiée au CES par le législateur : conseiller le gouvernement, le parlement et le président sur les politiques économiques, sociales et culturelles du pays.
Sous son impulsion, le Conseil s’affirme comme un organe stratégique d’orientation et de conseil, au service de politiques publiques inclusives, équitables et durables. Sa vision repose sur une croissance économique qui ne laisse personne au bord du chemin et sur une justice sociale fondée sur le travail, la dignité et la solidarité nationale.
Une figure morale dans un contexte de défis majeurs
À l’heure où la RDC fait face à des défis économiques, sécuritaires et sociaux complexes, Jean-Pierre Kiwakana Kimayala apparaît comme une boussole morale, un repère de stabilité et de crédibilité institutionnelle. Son sens élevé de l’État, sa probité intellectuelle et son attachement aux valeurs républicaines renforcent d’abord la confiance des conseillers de la République envers sa personne ensuite d’autres institutions du pays envers le CES.
Il incarne cette génération de leaders pour qui le pouvoir n’est pas une fin en soi, mais un instrument au service du peuple. Un homme pour qui l’action publique doit être guidée par la responsabilité, la vision à long terme et le souci constant du bien commun.
Des réformes majeures engagées
Au Conseil économique et social (CES), le nom de Jean-Pierre Kiwakana s’impose comme celui d’un acteur central de la réflexion institutionnelle et des réformes administratives majeures. Son parcours est marqué par des qualités qui font de lui une figure respectée au sein de cette institution stratégique.
Fort de plus de 70 avis émis au profit du CES, Jean-Pierre Kiwakana a contribué de manière significative à l’orientation des politiques publiques, notamment dans le domaine des réformes administratives, de la gouvernance et de l’amélioration du fonctionnement de l’État. Ses analyses, souvent saluées pour leur clarté et leur pertinence, traduisent une parfaite maîtrise des enjeux institutionnels et socio-économiques du pays.
Au-delà des chiffres, c’est surtout la qualité des avis produits sous sa direction qui retient l’attention.
Ces avis dont quelques problématiques sont énumérées ci-dessous, ont aidé les différentes institutions du pays de prendre de bonnes décisions pour le bien des congolais mieux de rectifier ce qui a été déjà fait :
- La loi fixant les règles relatives au régime général de la sécurité sociale ;
- Les mesures urgentes du gouvernement pour la stabilisation et la relance économique de la RDC suite à la chute des cours des matières premières ;
- Diagnostic de la situation socio-économique de la RDC de 1960 à nos jours :
- Stratégies et recommandations pour le redressement. Rapport synthèse des travaux des commissions permanentes ;
- La problématique du déficit en énergie électrique en République Démocratique du Congo ;
- Régulation de la circulation routière et renaissance de la contravention » Balabala ya l’Etat » ;
- L’éducation des bases et la gratuité de l’enseignement : Deux réformes salutaires pour le meilleur avenir de jeunes enfants congolais ;
- Le code minier révisé de la République Démocratique du Congo au regard de l’impératif du développement des communautés locales ;
- Le Programme de Développement des 145 Territoires (PDL 145 T) : Observations contributives du Conseil Economique et Social ;
- Nécessite d’acquisition d’un satellite d’observation de la terre pour la rdc (RDCSAT-1) ;
- Réduire la dépendance économique de la RDC : processus pour un développement endogène. (ECOFIN) ;
- Les frontières de République Démocratique du Congo : Enjeux et défis (REX).
Des salaires ajustés, des agents mécanisés et des primes instaurées
Dans un contexte marqué par la quête de justice sociale, de performance administrative et de valorisation du capital humain, Jean-Pierre Kiwakana a amorcé une série de réformes internes majeures visant à améliorer durablement les conditions de travail de ses agents.
Au cœur de ces réformes figurent trois axes prioritaires : l’ajustement des salaires, la mécanisation des agents et l’instauration de primes. Ces mesures s’inscrivent dans la vision de modernisation de l’administration publique et de reconnaissance du rôle stratégique que joue le personnel du CES dans l’élaboration des avis destinés aux plus hautes autorités du pays.
D’après l’entourage de Kiwakana, l’ajustement salarial vise à corriger les disparités qui ont existé quelques années seulement après la création de cette institution et à adapter les rémunérations au coût de la vie, dans un souci d’équité et de dignité des agents. Il s’agit également de renforcer la stabilité sociale au sein de l’institution, condition essentielle à une productivité accrue et à un climat de travail apaisé.
Par ailleurs, la mécanisation des agents a été une avancée significative pour la régularisation administrative et financière du personnel dans la mesure où elle sécurise les rémunérations, garantit la transparence dans la gestion des ressources humaines et assure aux agents l’accès aux droits sociaux reconnus par l’État congolais.
Enfin, l’instauration de primes a été un levier de motivation et de reconnaissance du mérite afin d’encourager l’excellence, la rigueur et l’engagement professionnel au sein du Conseil Économique et Social.
À travers ces réformes, Jean-Pierre Kiwakana a réaffirmé sa volonté et détermination de positionner le CES comme une institution moderne, crédible et exemplaire, en phase avec les ambitions de réforme de l’administration publique impulsées par le Président de la République et le Gouvernement. La valorisation des ressources humaines devient ainsi un pilier central pour renforcer l’efficacité, la crédibilité et l’impact du Conseil Économique et Social au service du développement national.
Un héritage en construction
Plus qu’un dirigeant, Jean-Pierre Kiwakana Kimayala est un homme de transmission, conscient de la nécessité de préparer l’avenir en formant les générations montantes à la culture du dialogue, de la compétence et de la paix sociale. Son passage à la tête du Conseil économique et social s’inscrit déjà comme une étape déterminante dans la consolidation de cette institution stratégique.
À travers sa gestion, il laisse entrevoir une RDC où l’expertise prime sur l’improvisation, où la sagesse guide les décisions et où la paix sociale devient le socle du développement.
Jean-Pierre Kiwakana Kimayala, par son parcours, sa vision et son humanisme, demeure incontestablement l’une des grandes figures morales et intellectuelles de la gouvernance congolaise contemporaine.
Diplômé en Sciences Economiques de l’Université d’Etat d’Anvers (UEA), Jean-Pierre KIWAKANA KIMAYALA, est né à NGANDU, dans la Province du Kongo Central en RDC, tout savoir sur cet homme au destin exceptionnel et impressionnant :
Parcours professionnel
- 1968 : Conseiller économique au Bureau de du Président de la République ;
- 1969 à 1976 : Membre du Directoire chargé de concevoir les structures et Commissaire général Adjoint de la Foire Internationale de Kinshasa (FIKIN);
- 1976 à nos jours: Administrateur de sociétés, Président Directeur général du Groupe SESOMO et Président et Administrateur de MOBIMETAL;
- De 2008 à 2016 : Président de la banque Panafricaine en RDC (ECOBANK RDC);
- De 2010 à 2015 : Administrateur à la CNSS;
- De 2013 à ce jour : Président du Conseil d’Administration d’AIRTEL RDC;
- De 2015 à ce jour : Premier Vice-Président, ensuite Président du Conseil Economique et Social de la RDC.
Associations professionnelles
- 1981 à ce jour, Fédération des Entreprises du Congo (FEC) : Membre du Comité de Direction, Président de la Commission Economique et Sociale, président de la Commission d’Arbitrage, Premier Vice-Président National de la FEC, Premier Vice-Président National en charge des investissements et Infrastructures.
- 1987 à 2005, chambre de Commerce et d’Industrie Franco-Congolaise (CCIFC) : Vice-Président (1987-1996), Président de la chambre (1996-2005).
Distinctions honorifiques
- Chevalier de l’Ordre National du Léopard (RDC)
- Citoyen d’honneur de la ville de Lima (République du Pérou)
- Commandeur de l’Ordre du Mérite civil (Royaume d’Espagne)
- Ordre National du Mérite (France)













