Changement de la Constitution : favorable, le conseil économique et social appelle à placer l’humain au sommet des ambitions

Ce jeudi 2 avril 2026, le siège du Conseil Économique et Social (CES)a vibré au rythme de l’ouverture de sa session ordinaire. Dans un discours de haute portée politique et sociale, son Président, Jean-Pierre Kiwakana Kimayala, a envoyé un message clair à la classe politique : tout débat sur le changement de la Constitution doit impérativement être subordonné aux urgences sociales et sécuritaires du peuple congolais.

Par Medina.

Alors que les discussions sur une éventuelle révision ou modification de la Loi fondamentale animent la sphère publique, le Président du conseil économique et social a choisi la voie du pragmatisme. Pour l’Assemblée consultative, la Constitution ne doit pas être un terrain de manœuvres politiciennes déconnectées du quotidien.

« Il ne sert à rien d’ouvrir des débats qui oublient la faim, le chômage des jeunes, l’insécurité et autres calamités », a martelé Jean-Pierre Kiwakana. Pour le CES, le changement ne peut être validé que s’il répond à un « cahier des charges » précis : la paix, la quiétude des populations, le respect de l’intégrité territoriale et la garantie de vivre dignement des ressources nationales.

L’un des points les plus marquants de cette allocution concerne le financement des processus politiques. Face aux ambitions de réformes, le CES dresse une ligne rouge budgétaire. Jean-Pierre Kiwakana exige que l’impact financier de tout dialogue ou changement constitutionnel soit rigoureusement évalué au regard des priorités sociales.

L’institution plaide pour une sanctuarisation des budgets alloués à la santé, à l’eau potable et à l’électricité. En clair : les réformes institutionnelles ne doivent pas se faire au détriment des services essentiels dus à la population.

Au-delà des questions juridiques, le Président du CES a utilisé l’exemple de l’équipe nationale, les Léopards, qualifiés pour la phase finale de la Coupe du Monde 2026, comme un symbole de ce que l’unité peut produire. Saluant le leadership du président de la République Félix Antoine Tshisekedi, il a invité la classe politique à s’inspirer de cette cohésion pour faire face aux « loups » qui menacent la souveraineté du pays.

Jean-Pierre Kiwakana a rappelé que la stabilité des institutions demeure le socle républicain indispensable à la relance économique. En liant étroitement la réforme constitutionnelle à l’éthique de redevabilité, le CES se positionne comme le gardien du bon sens national, rappelant que l’humain doit rester au sommet de toutes les ambitions.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ne manquez aucune nouvelle importante. Abonnez-vous à notre newsletter.