Détournements massifs au FOMIN : les agents exigent le départ de Faustin Biringanine

Le climat social est au bord de l’implosion au sein du Fonds Minier pour les Générations Futures (FOMIN). Ce lundi 2 mars 2026, les employés de l’institution ont publiquement réclamé le départ immédiat de leur Directeur Général, Faustin Biringanine qu’ils accusent de détournement massifs de fonds publics et de gestion opaque.

Par Gédéon ATIBU

Dans une déclaration faite ce lundi 2 mars, le président de la délégation syndicale, Patrick Badibanga, a brossé un tableau sombre de la gestion actuelle. Selon lui, plus de 102 millions de dollars américains auraient indûment siphonnés au profit d’une structure nommée « Vaste réseau de service au Congo ».

«Les trois actionnaires dont deux mineurs d’âge portent le nom de Biringanine; Le dossier de financement de la société Babili Mining à la hauteur de plus de 18 millions de dollars dans une zone de guerre occupée par déjà par les rebelles de l’AFC/M23 au moment de son financement; Achat de l’immeuble situé sur l’avenue de cocotiers dans la commune de la Gombe à Kinshasa à 15.000.070 USD constituant une surfacturation car l’immeuble était mis en vente en ligne sur les comptes réseaux de madame Jolie Nkenda à 9.000.000 USD à discuter; Et le financement de la province du Bas-Uéle avec le frais de fonctionnement du FOMIN à la hauteur de 6.000.000 USD constituant une dilapidation des ressources du FOMIN, car la province elle-même est indexée par la banque centrale du Congo, et à ce jour il n’y a jamais eu de remboursement», a-t-il dénoncé.

Face à la gravité des faits dont s’est rendu coupable le DG du FOMIN, les agents interpellent directement le chef de l’État ainsi que le Ministre des Mines. Ils demandent une mise à l’écart préventive du Directeur Général afin de protéger les actifs destinés aux générations futures.

Parallèlement, un appel pressant est lancé au Procureur Général pour qu’une enquête judiciaire soit ouverte sans délai.

Ce n’est pas la première fois que Faustin Biringanine est dans le viseur de la justice. En mai 2024, il avait déjà été incarcéré à la suite d’un rapport de l’Inspection Générale des Finances (IGF) concernant l’achat de véhicules de luxe et de terrains pour un montant total dépassant les 5 millions de dollars. Bien qu’il ait été réhabilité après quelques semaines de détention, ces nouvelles accusations viennent fragiliser sa position.

Si ces faits de détournement de deniers publics et de corruption sont avérés, Faustin Biringanine risque bien plus qu’une simple suspension administrative, mais une peine de servitude pénale allant de 1 à 20 ans. Pour le FOMIN, l’enjeu dépasse la simple gestion comptable : il s’agit de savoir si l’épargne destinée aux enfants de la RDC sera sacrifiée sur l’autel de l’impunité.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ne manquez aucune nouvelle importante. Abonnez-vous à notre newsletter.