Le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, accompagné du directeur général de l’Institut national de santé publique, s’est rendu ce dimanche 17 mai en Ituri, dans l’Est de la République démocratique du Congo, une province durement touchée par l’épidémie de la maladie à virus Ebola.
Par Patient MBY
Selon une dépêche de l’INSP, cette mission vise à renforcer la coordination de la riposte et à assurer une réponse rapide, efficace et adaptée à l’évolution de la situation épidémiologique sur le terrain. Samuel Roger Kamba va également évaluer l’ampleur de la situation sanitaire afin d’adapter les mécanismes de riposte.
« La délégation gouvernementale a pour objectifs d’évaluer l’ampleur de la situation sanitaire, d’apprécier les dispositifs déjà mis en place, de renforcer la coordination des interventions et d’identifier les besoins prioritaires afin d’optimiser les actions de riposte », a écrit l’INSP.
Les autorités sanitaires ont réaffirmé la poursuite de la coordination technique des interventions, notamment en matière de surveillance épidémiologique, d’investigation, de prévention et de réponse rapide, ainsi que leur engagement à protéger les populations et à endiguer la progression du virus.
L’Institut national de santé publique a, par la même occasion, démenti les rumeurs faisant état d’un nouveau cas d’Ebola confirmé à Kinshasa, une information pourtant relayée par Organisation mondiale de la santé dans son communiqué publié ce dimanche 17 mai sur l’évolution de l’épidémie d’Ebola, qu’elle a déclarée « urgence de santé publique de portée internationale » en raison de l’ampleur de sa propagation au-delà des frontières nationales.
L’épidémie d’Ebola, déclarée le 14 mai en Ituri, a déjà fait 80 morts, avec 13 cas confirmés et 246 cas suspects, selon les chiffres officiels. Les zones de santé de Bunia, Mongwalu et Rwampara sont jusque-là les seules affectées par la maladie.












