Face à l’intensification des hostilités au Moyen-Orient après des frappes américaines coordonnées avec Israël contre des cibles en Iran, le président de la Commission de l’Union africaine exprime sa vive inquiétude et exhorte les parties à privilégier la voie diplomatique afin de préserver la paix et la stabilité internationales.
Par Pierre Kabakila
La Commission de l’Union africaine (UA) a exprimé, samedi à Addis-Abeba, sa profonde préoccupation à la suite des frappes militaires menées par les États-Unis en coordination avec Israël contre des cibles situées en Iran. Dans un communiqué officiel, le président de la Commission, Mahmoud Ali Youssouf, estime que cette évolution constitue une grave escalade susceptible d’aggraver les tensions déjà vives dans la région.
Le chef de l’exécutif de l’UA appelle toutes les parties concernées à faire preuve de retenue, à engager une désescalade urgente et à privilégier un dialogue soutenu. Il insiste sur la nécessité d’agir en stricte conformité avec le droit international et la Charte des Nations unies, afin de préserver la paix et la sécurité internationales.
Selon la Commission, une aggravation du conflit pourrait avoir des répercussions majeures au-delà du Moyen-Orient, notamment sur les marchés mondiaux de l’énergie, la sécurité alimentaire et la résilience économique.
L’Afrique, déjà confrontée à des pressions sécuritaires et économiques persistantes, risquerait d’en subir les conséquences directes.
Le président de la Commission exhorte également les acteurs impliqués à soutenir les efforts diplomatiques en cours, notamment la médiation facilitée par le Sultanat d’Oman, en vue d’éviter toute détérioration supplémentaire de la situation. Il réaffirme enfin que seule la diplomatie peut garantir une paix durable, soulignant que le recours à la force ne saurait constituer une solution viable aux différends internationaux.













