À l’occasion de la Journée nationale du Génocide congolais pour des gains économiques (Genocost), célébrée ce dimanche 2 août, les autorités congolaises ont renouvelé leur engagement à renforcer la politique de mémoire, à accélérer les réparations en faveur des victimes et à promouvoir la justice, tout en appelant les citoyens à faire de cette commémoration un devoir collectif.
Par Pierre Kabakila
La République démocratique du Congo a célébré, ce dimanche, la Journée nationale du Genocost à travers plusieurs cérémonies officielles organisées notamment à Kinshasa et à Kisangani, en présence des plus hautes autorités du pays.
À Kinshasa, le coordonnateur de la Commission interinstitutionnelle d’appui à la justice transitionnelle (Cia-var), François Kakese, a salué les avancées enregistrées dans le processus de réparation des victimes. Il a notamment cité l’opérationnalisation des mesures d’application de la loi sur les réparations, la mise en place des mécanismes de gouvernance et la consolidation de la liste unique des victimes en collaboration avec le Fonarev.
Il a également annoncé l’intégration progressive du Genocost dans les programmes scolaires ainsi que la création prochaine d’un Musée national destiné à préserver la mémoire des victimes des crimes internationaux commis en RDC.
À Kisangani, le gouverneur intérimaire de la Tshopo, Didier Lomoyo, a présenté cette journée comme un moment de recueillement, de vérité et de responsabilité. S’appuyant sur le thème « Maintenant que tu sais, que fais-tu ? », il a invité les institutions, les citoyens et la communauté internationale à transformer la mémoire des atrocités en actions concrètes en faveur de la justice, de la réparation et de la paix.
Prenant également la parole à Kinshasa, le directeur général du Fonarev, Patrick Fata, a appelé les Congolais à s’engager pour la vérité, la justice et la dignité des victimes. Il a insisté sur le fait que le Genocost constitue un patrimoine mémoriel de toute la nation, au-delà des clivages politiques et institutionnels, rappelant que des millions de Congolais ont été touchés par les violences qui continuent de frapper certaines régions du pays.













