Par Patient MBY
Au moins 160 personnes ont été tuées, au cours de ce mois de juillet par les rebelles de l’AFC/M23, dans le territoire de Rutshuru, situé dans la province du Nord-Kivu, a révélé l’Office conjoint des droits de l’homme des Nations Unies (UNJHRO), dans un rapport consulté ce jeudi 31 juillet, par l’Agence de presse anglaise Reuters.
Selon cet organisme des droits de l’homme aux Nations Unies, cette attaque rebelle perpétrée par les éléments de l’AFC/M23 contre des agriculteurs et civils est la plus « meurtrière » depuis l’intensification des conflits armés entre les FARDC appuyées par les Wazalendo et le M23 soutenu par le Rwanda en janvier et février 2025, lors de la chute des villes de Goma et Bukavu dans l’espace Kivu.
La même source indique que l’opération diligentée par le M23 ayant abouti à ce massacre, a commencé depuis le 9 juillet dernier, ciblant les personnes présumées membres des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). Ces populations civiles vulnérables assassinées étaient sans « protection ni soutien ».
« Les civils, principalement des agriculteurs, campant temporairement dans leurs champs pour la saison de labour, ont été attaqués. Le péage humain a été particulièrement élevé », indiquent des conclusions du rapport de l’UNJHRO.
D’après les témoignages recueillis par Reuters, les combattants du M23 ont utilisé des armes à feu et des machettes pour exterminer plus de 100 agriculteurs « hutus congolais » qui avaient regagné leurs habitations après la prise du territoire de Rutshuru par le M23 qui leur a promis la sécurité.
De leur côté, les responsables du M23 dénoncent « une campagne de diffamation » manigancée par l’Office conjoint des droits de l’homme des Nations Unies dont le personnel est composé des Congolais et des étrangers.
Ces tueries interviennent dans un contexte où le gouvernement de Kinshasa et les rebelles du M23 ont signé une déclaration des principes à Doha au Qatar pour poser les bases d’une solution pacifique au conflit. Rappelons aussi que cet accord de principe exige un « cessez-le-feu » bilatéral avant l’entame des pourparlers sur les causes profondes du conflit endémique qui sévit dans l’Est de la République démocratique du Congo.











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