Par Patient Mubiayi MBY
Accusée d’avoir participé à la récente attaque de la ville de Goma, la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation de la République démocratique du Congo a, ce dimanche 13 avril, démenti « formellement » toutes les allégations sur sa présumée implication dans les accrochages entre les rebelles du M23 et les prétendus combattants Wazalendo la nuit du vendredi 11 au samedi 12 avril dans plusieurs quartiers de la ville et dans le territoire de Nyirangongo.
Lors de la prise de la ville de Goma en janvier dernier, plusieurs soldats des Forces armées de la République démocratique du Congo avaient déposé leurs armes auprès de la MONUSCO et s’étaient réfugiés dans ses bases. La MONUSCO réfute les accusations contenues dans une « prétendue alerte » sur la préparation d’une imminente attaque de la ville de Goma, qui serait faite dans l’une de ses bases, notamment celle de l’aéroport international de Goma, non fonctionnel jusqu’à présent.
Elle juge ces allégations de « gravissimes » et justifie la présence des militaires congolais sous sa protection dans la capitale provinciale du Nord-Kivu, toujours sous contrôle des rebelles de l’AFC/M23.
« La présence de FARDC dans certaines bases de la MONUSCO s’inscrit dans ce cadre, notamment pour des raisons de protection temporaire en situation d’urgence, comme cela est prévu par le droit international humanitaire et les procédures de la Mission », a-t-elle précisé.
La situation sécuritaire reste volatile dans la ville de Goma. Des crépitements de balles ont été signalés dans la nuit de ce dimanche par des sources locales dans le quartier Kyeshero. L’attentat de ce week-end a fait beaucoup de morts et des victimes.
Selon un bilan rendu public samedi par le ministre de l’Intérieur Jacquemain Shabani, 52 personnes ont perdu la vie, dont un malade sur son lit d’hôpital. Par ailleurs, il a accusé l’armée rwandaise et le M23 de préparer de nouveaux massacres contre les populations civiles.
RDC : le gouvernement accuse l’armée rwandaise de préparer les massacres contre les civils – REPORTER.CD
De son côté, l’armée congolaise a, dans un communiqué datant de ce même samedi, nié toute implication dans l’attaque contre Goma. Selon les dernières informations disponibles, quelques prétendus assaillants, présumés auteurs de ces irruptions meurtrières, ont été arrêtés par la coalition rebelle AFC/M23.













