Par R.Lebisabo
Innocent Kaina, ex-membre du groupe armé terroriste M23, a créé un mouvement rebelle politico-militaire dénommé Coalition nationale pour la libération du Congo (CNLC) depuis la localité Aveba, dans le territoire d’Irumu, dans la province de l’Ituri.
Ce proche de Bosco Ntangada à qui appartient la branche armée Force nationale pour la libération du Congo (FNLC) justifie la création de cette rébellion par la mégestion du pays par le régime Tshisekedi. Il reproche au pouvoir en place de ne pas se soucier de la misère de la population en favorisant des antivaleurs dont la corruption, le népotisme, les arrestations arbitraires, la discrimination et la division ethnique.
La création de cette rébellion vient de rallonger la liste d’une dizaine d’autres groupes négatifs actifs qui insécurisent l’Ituri, malgré le programme de Désarmement, démobilisation et relèvement communautaire pour la stabilité (PDDRC-S). Cette situation risquera de plonger la province de l’Ituri sous état de siège, dans le chaos sécuritaire.
Le 25 mars dernier, Thomas Lubanga, ancien prisonnier de guerre de la cour pénale internationale (CPI), a lancé officiellement sa rébellion dénommée Convention populaire pour la révolution (CPR), qui milite pour presque les mêmes causes que cette nouvelle rébellion, avec une alliance avec les rebelles du M23-AFC.
Lors de son passage, la semaine dernière en province de l’Ituri, le général-major Ychaligonza Nduru Jacques, chef d’état-major adjoint et chargé des renseignements des forces armées de la République démocratique du Congo, a promis une traque sans relâche aux groupes armés qui continuent à endeuiller la population.













