Par la rédaction
À l’occasion de la Journée internationale de la francophonie, les ambassadeurs francophones en République démocratique du Congo (RDC) se sont réunis pour réaffirmer leur engagement envers la langue française et leur solidarité avec ce pays francophone le plus peuplé au monde. La RDC se distingue par sa richesse culturelle, géostratégique et économique, mais elle traverse actuellement une période tumultueuse marquée par des violations de sa souveraineté.
Les ambassadeurs ont exprimé leur préoccupation face à l’agression pernicieuse du Rwanda, qui menace l’indépendance et l’intégrité territoriale de la RDC. Ils ont souligné l’importance cruciale du respect de la souveraineté nationale, non seulement pour la RDC, mais pour tous les pays francophones. Cette déclaration s’inscrit dans un contexte où les tensions géopolitiques risquent d’affecter la stabilité de la région des Grands Lacs.
La dégradation sécuritaire rapide dans l’Est du pays, provoquée par l’offensive du mouvement du 23 mars (M23), a été au cœur des préoccupations exprimées. Les ambassadeurs ont dénoncé la prise de contrôle des villes de Goma et Bukavu, essentielles pour le développement du pays, et ont mis en lumière les conséquences humanitaires dévastatrices qui en découlent. Des violations graves des droits humains, notamment des violences sexuelles et le recrutement d’enfants soldats, ont été rapportées, suscitant une vive inquiétude parmi les membres du groupe.
En réponse à cette situation alarmante, le Groupe des ambassadeurs a appelé à une cessation immédiate des hostilités. Ils ont exigé le retrait du M23 des zones occupées, ainsi que le démantèlement des administrations illégitimes mises en place par ce groupe. Ils ont également demandé aux forces de défense étrangères de cesser leur soutien aux rebelles et de quitter le territoire congolais sans délai.
Les ambassadeurs ont exprimé leur soutien aux efforts diplomatiques visant à résoudre ce conflit. Ils ont particulièrement souligné le rôle clé des processus de Luanda et de Nairobi, tout en appelant à un cessez-le-feu qui permettrait d’initier des pourparlers sincères entre la RDC et le Rwanda. Ce dialogue est essentiel pour parvenir à une solution durable et pacifique, qui mettrait fin à des décennies de souffrances pour la population congolaise.
Enfin, le groupe a réitéré son soutien à la population congolaise, première victime de cette crise. Ils ont également plaidé pour une attention accrue sur les questions sous-jacentes, telles que l’exploitation illégale des ressources naturelles, qui contribuent à l’instabilité régionale. En ce jour symbolique, ils se sont engagés à travailler ensemble pour un avenir plus paisible et prospère pour la RDC et toute la région des Grands Lacs.













