Kinshasa Bopeto: Félix Tshisekedi déplore le manque de résultats, cinq ans après le lancement du programme

Lors de la 53e réunion du Conseil des ministres, le président Félix Tshisekedi a exprimé son insatisfaction face à la dégradation persistante de la ville de Kinshasa, malgré le programme « Kinshasa Bopeto » lancé depuis octobre 2020.

Censé améliorer l’assainissement de la capitale et servir de modèle aux autres villes du pays, ce programme, porté à l’époque par l’ancien gouverneur Gentiny Ngobila, n’a pas donné les résultats attendus. Cinq ans après, les rues de la capitale restent envahies par des montagnes d’ordures.

Le président Tshisekedi a rappelé que cette initiative devait faire de Kinshasa une ville propre, mais a regretté que les efforts consentis n’aient pas encore inversé la tendance. Il a réaffirmé sa volonté de restaurer l’image de la ville, appelant à une responsabilité partagée entre autorités et citoyens.

Il a insisté sur l’importance d’un engagement collectif, estimant que l’assainissement ne peut être l’affaire exclusive du gouvernement central. Il a ainsi appelé à la mobilisation de tous, en particulier des autorités locales.

Pour concrétiser cette volonté, plusieurs mesures ont été ordonnées :

Impliquer les échelons locaux, du bourgmestre au chef d’avenue, dans le respect des normes d’hygiène ;

Réorganiser la brigade de salubrité en la dotant de moyens suffisants et de compétences juridiques pour faire appliquer la réglementation ;

Réfléchir à la création d’une structure chargée de l’enlèvement des épaves et véhicules abandonnés dans les avenues de Kinshasa.

Le gouvernement provincial, en coordination avec le ministère délégué à la politique de la ville et sous la direction du Vice-Premier ministre de l’Intérieur, a reçu instruction de mettre en œuvre ces directives dans les plus brefs délais.

Le ministre délégué auprès de l’Urbanisme a été chargé de produire, dans un délai de sept jours, un rapport avec des recommandations précises pour évaluer les premières actions à entreprendre.

Le programme « Kinshasa Bopeto », d’un coût estimé à plus de 2 milliards de dollars sur cinq ans, reposait sur cinq axes majeurs : gouvernance, environnement, infrastructures de base, économie et services sociaux. Sa mise en œuvre a toutefois été freinée par des problèmes de financement. Pour soutenir les efforts, une enveloppe mensuelle de 2 millions de dollars avait été décidée par le gouvernement central.

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