par la rédaction
Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a poursuivi son offensive médiatique pour promouvoir le « nouveau narratif » congolais en se rendant à l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC). Devant un parterre de futurs journalistes et communologues, le porte-parole du gouvernement a appelé les étudiants à devenir les « premiers vecteurs de la bonne information » pour soutenir le processus de pacification de l’Est de la RDC.
L’intervention de Muyaya s’inscrivait dans le cadre d’une campagne de sensibilisation sur l’accord de Washington, conclu pour permettre le retour de la paix dans la zone occupée par le Rwanda. Sous le thème « Au cœur du processus de pacification de la RDC : comprendre pour agir, l’appropriation du narratif congolais par la jeunesse pour la construction d’une paix durable », le ministre a insisté sur la nécessité pour la jeunesse de s’approprier la défense de l’intégrité territoriale du pays.
Durant sa prise de parole, il est revenu sur l’origine du conflit dans la partie orientale du Congo, accusant clairement le Rwanda d’en être à l’origine. Il a détaillé la stratégie diplomatique menée par le président Félix Tshisekedi, qui a, selon lui, contraint Kigali à revenir à la table des négociations et à signer l’accord de paix.
Face à un auditoire réceptif, Patrick Muyaya a méthodiquement répondu aux préoccupations des étudiants. Il a réaffirmé que l’objectif ultime de l’exécutif Suminwa était la paix. « Nous avons remis en contexte la situation générale du conflit que nous connaissons avec un focus sur les initiatives de paix en cours qui sont portées par le président de la République », a-t-il expliqué, avant de presser les jeunes à s’investir pleinement dans cette quête. « Il faut que nous soyons tous prédisposés à être ceux qui contribuent à la construction de cette paix », a-t-il martelé.
Le ministre a par ailleurs profité de l’occasion pour se féliciter des acquis diplomatiques obtenus. Il a affirmé que les sanctions imposées par des pays comme les États-Unis, la Grande-Bretagne et le Canada avaient contraint le régime de Paul Kagame à fléchir. Dans une analyse sans concession, il a conclu que « sans la guerre dans l’Est, le Rwanda n’a pas de vie », arguant que « 40 % du budget du Rwanda proviennent des activités illicites des minerais et de la contrebande ».













