Le Conseil de sécurité de l’ONU prolonge le régime de sanctions contre la RDC pour une année supplémentaire

Le Conseil de sécurité des Nations unies a renouvelé pour une année supplémentaire le régime de sanctions contre la République démocratique du Congo. La nouvelle résolution renforce notamment les critères de désignation des personnes et entités sanctionnées, tout en mettant l’accent sur la protection du mandat de la MONUSCO et la lutte contre l’exploitation illicite des ressources naturelles qui alimente les violences dans l’est du pays.

Par Pierre Kabakila

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté, le 30 juin, la résolution 2825 (2026), prorogeant jusqu’en 2027 le régime de sanctions applicable à la République démocratique du Congo. Ce dispositif comprend notamment l’embargo sur les armes, les interdictions de voyager et le gel des avoirs visant les individus et entités impliqués dans l’instabilité du pays.

Dans son explication de vote, l’ambassadrice des États-Unis auprès des Nations unies, Jennifer Locetta, a salué l’adoption d’un nouveau critère de désignation permettant de sanctionner les personnes ou organisations qui entravent le mandat de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO).

La diplomate américaine a également souligné l’importance de la référence explicite à l’exploitation illicite des ressources naturelles, désormais reconnue comme un facteur majeur d’alimentation des conflits armés dans l’est de la RDC. Selon Washington, cette disposition constitue une avancée dans les efforts internationaux visant à lutter contre les réseaux qui financent les groupes armés grâce au commerce illégal des minerais.

Par ailleurs, les États-Unis ont réaffirmé leur engagement en faveur de la lutte contre l’impunité. Jennifer Locetta a appelé à ce que tous les responsables de l’assassinat des experts des Nations unies, Michael Sharp et Zaida Catalan, soient traduits en justice, tout en saluant les progrès récemment réalisés par les autorités congolaises dans ce dossier.

L’adoption de cette résolution intervient alors que la situation sécuritaire demeure préoccupante dans l’est de la RDC, où les groupes armés continuent d’alimenter les violences, souvent grâce à l’exploitation et au trafic illicites des ressources minières.

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