Le Groupe Ventora fustige un rapport « erroné et orienté » du CNPAV sur Dan Gertler et appelle à la transparence

Par la rédaction

Le Groupe Ventora, représentant les intérêts de Dan Gertler, a vivement réagi à la publication d’un rapport de plateforme « Congo n’est pas à vendre » ( CNPAV), le qualifiant d’inexact et de méthodologiquement défaillant.

Dans un document publié ce vendredi 01 août 2025, dont une copie a été transmise à REPORTER.CD, le groupe rejette fermement les conclusions de ce rapport, dénonçant un manque de rigueur, de transparence et d’objectivité.

D’emblée, Ventora pointe du doigt ce qu’il perçoit comme une faiblesse fondamentale : le rapport s’appuierait davantage sur des publications antérieures du CNPAV plutôt que sur des « données indépendantes et vérifiables ». L’omission la plus « préoccupante » pour le groupe est l’absence de toute référence à un document jugé capital : l’évaluation professionnelle de BNP Paribas, datée du 2 avril 2010. Ce rapport, commandé à l’époque par la Gécamines, atteste selon Ventora que la vente des actifs s’est déroulée en toute transparence et à des prix supérieurs à l’évaluation bancaire. Le groupe accuse le CNPAV d’avoir délibérément ignoré cette « preuve documentée ».

La déclaration met en exergue l’impact économique positif des investissements menés par le groupe, notamment à travers le projet Mutanda Mining. Ventora insiste sur le fait que ce projet, considéré comme un pilier du secteur du cuivre et du cobalt en RDC, a permis de mobiliser des milliards de dollars, de créer des milliers d’emplois et de verser plus d’un milliard de dollars en taxes au trésor congolais. Selon le groupe, ces investissements ont été déterminants pour l’ascension de la RDC au rang de premier producteur mondial de cobalt et d’acteur majeur de la transition énergétique.

Le Groupe Ventora dénonce une « utilisation sélective des données » et des « hypothèses non étayées », qui, selon lui, traduisent un « récit orienté plutôt qu’une analyse objective ». Le groupe s’inquiète des conséquences de telles « allégations non vérifiées », qui pourraient, à un « moment crucial pour le développement économique de la RDC », détourner l’attention d’une collaboration constructive.

Ventora révèle également avoir sollicité des clarifications auprès du CNPAV sur la méthodologie employée avant la publication du rapport, sans jamais obtenir de réponse. Cette absence de dialogue est perçue comme une grave lacune qui « sape la crédibilité du rapport » et soulève des questions sur les intentions de ses auteurs.

Réaffirmant son engagement pour un « discours fondé sur les faits », le groupe exhorte les parties prenantes à « examiner les affirmations du CNPAV avec scepticisme » et à privilégier les « preuves fiables plutôt que des allégations non fondées ».

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