La 22e région militaire a lancé, le week-end à Kisankala, dans la province du Lualaba, l’opération de démilitarisation des sites miniers, plus d’une semaine après l’annonce du chef de l’État de retirer les militaires qui occupent illégalement les concessions minières.
Par Patient MBY
Cette opération a été lancée par le commandant de la 22e région militaire. Lors de l’évacuation des premiers militaires trouvés sur le site, le général Eddy Kapend a indiqué que le retrait des hommes en uniforme s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des instructions du chef de l’État.
Selon lui, « les militaires n’ont pas vocation à intervenir dans les litiges liés à l’exploitation minière ». Il a déploré le recours aux forces armées pour régler des conflits privés dans les mines ou assurer la protection de particuliers.
La démilitarisation des sites miniers vise à offrir un cadre apaisé aux exploitants miniers légaux, tandis que les hommes en uniforme devront se consacrer à la défense du territoire national. La 22e région militaire entend élargir cette opération à plusieurs carrières minières afin d’exécuter effectivement la décision de la présidence.
Au lendemain de la mesure du chef de l’État, la société civile Eben-Ezer, implantée à Kisanfu-Kisankala, a dénoncé une attitude jugée sournoise des forces de sécurité. Ces dernières ôteraient leurs tenues et se déguiseraient en civils pendant la journée afin de circuler dans les sites miniers. Le coordonnateur de cette structure citoyenne avait exhorté les autorités à associer la société civile à cette démarche pour démanteler les réseaux de militaires récalcitrants.













