Par Patient MBY
La Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco) a annoncé, ce lundi 1er décembre, la fin du mandat de sa cheffe et représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU, Bintou Keita.
Après près de cinq ans à la tête de la mission onusienne, Bintou Keita, de nationalité guinéenne, a anticipé son départ alors que son mandat devait s’achever en février 2026. Cette décision, explique-t-on, est motivée par des raisons personnelles.
Nommée en février 2021 pour un mandat de cinq ans, Mme Keita a pris la direction de la Monusco dans un contexte sécuritaire et humanitaire particulièrement tendu, marqué par la résurgence des attaques des rebelles du M23 — de la prise de Bunagana en 2021 jusqu’à l’occupation de Goma et de Bukavu en janvier et février 2025.
Durant son mandat, elle a impulsé une nouvelle dynamique dans une période de triple urgence : protéger les civils, stabiliser les zones de conflit et préparer le retrait progressif de la mission, déjà effectif dans plusieurs provinces. Aujourd’hui, la Monusco reste déployée principalement au Nord-Kivu et en Ituri, où elle mène des opérations conjointes avec les FARDC pour contenir les menaces persistantes des groupes armés.
L’ONU salue en elle une diplomate « chevronnée », forte d’une longue expérience en opérations de paix, gestion des conflits, droits de l’homme et développement. Elle laisse l’empreinte d’une actrice engagée dans la recherche de la paix, notamment à travers la protection des militaires réfugiés à l’aéroport de Goma et sa rencontre, en juin dernier, avec les autorités de la rébellion AFC-M23 en vue de favoriser une solution pacifique dans l’Est du pays.













