Par Emmanuel Medina
Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a apporté d’importantes clarifications sur l’organisation du futur dialogue national initié par le président Félix Tshisekedi. Lors d’un briefing presse spécial organisé à Kinshasa le vendredi 17 juillet 2026, le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya Katembwe, a tracé les lignes rouges de ce grand rassemblement politique et social.
Bien que le chef de l’État souhaite une large concertation pour consolider le front intérieur, le caractère inclusif de ce dialogue obéira à un critère éliminatoire précis : la condamnation sans équivoque de l’agression rwandaise.
« Le président de la République a toujours dit que le dialogue devait se tenir entre Congolais, mais des Congolais qui sont en mesure de dénoncer l’agression. Ceux qui participeront à cette démarche devront montrer, par leurs déclarations et leurs prises de position, qu’ils condamnent clairement l’agression rwandaise contre la RDC », a martelé le porte-parole du gouvernement.
Patrick Muyaya a insisté sur le fait que cette initiative vise exclusivement la défense de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale, et non le partage du pouvoir ou le positionnement politique. Pour illustrer la posture recherchée, le ministre a ouvertement salué l’attitude de l’opposant Martin Fayulu. Malgré ses divergences profondes avec le pouvoir en place, ce dernier a toujours affiché une position claire et patriotique contre l’agression extérieure.
À l’inverse, le gouvernement prévoit d’approcher certaines personnalités politiques et de la société civile dont les positions restent ambiguës afin qu’elles clarifient leur allégeance face aux menaces de déstabilisation et de balkanisation.
Ces nouvelles précisions interviennent après une série d’échanges entre le président Félix Tshisekedi et les chefs des confessions religieuses. Les leaders spirituels sont appelés à jouer un rôle prépondérant dans la phase des consultations préalables afin d’élargir la dynamique d’unité nationale.
L’officialisation ainsi que les modalités pratiques de ce cadre de mobilisation des forces vives seront fixées très prochainement par une ordonnance présidentielle. L’enjeu reste crucial pour le pays, dont la partie orientale subit des violences armées et une occupation militaire depuis près de trente ans.












