L’incertitude est désormais dissipée sur le lieu où se tiendra l’éventuel dialogue national inclusif. Alors que l’opposition, notamment la C-64 et la plateforme « Sauvons la RDC », exigeait un endroit neutre pour garantir la sécurité des participants et l’intégrité des discussions, le président de la République a indiqué que ce dialogue aura lieu sur le sol congolais.
Par Patient MBY
Dans un discours prononcé ce jeudi 27 août pour fixer le cadre du dialogue, le président Félix Tshisekedi a indiqué que le processus principal se tiendra à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, sous la « responsabilité des Congolais », après une série de consultations dans les provinces.
Le chef de l’État a annoncé la publication imminente d’une ordonnance présidentielle qui fixera les conditions de tenue de ce dialogue, les principales étapes, les modalités de représentation, ainsi que les mécanismes de suivi et de mise en œuvre de ses conclusions.
Pour mener le processus à bon port, une commission préparatoire sera mise en place. Elle sera chargée de l’élaboration d’une feuille de route, de la conception et de l’organisation du processus, ainsi que du pilotage des consultations politiques et techniques.
Depuis le 17 juillet, le chef de l’État a confié la médiation du dialogue national inclusif à la CENCO et à l’ECC afin de rapprocher les différentes parties prenantes. Les équipes de médiation seront intégrées à la commission préparatoire afin de travailler en synergie avec les autres membres.
Félix Tshisekedi a également prévu l’instauration d’un bureau et d’une Assemblée plénière, dont les modalités de fonctionnement restent à fixer.
« Ces membres seront choisis pour leurs compétences, leur probité, leur indépendance d’esprit et leur attachement à l’intérêt national. Les confessions religieuses y seront représentées et contribueront, par leur autorité morale, leur expérience et leur proximité avec les populations, à instaurer la confiance et à favoriser le consensus », a-t-il déclaré.
Le président Félix Tshisekedi a ainsi posé les jalons d’un processus de dialogue censé contribuer à résoudre la crise dans l’Est de la République démocratique du Congo, dont une partie reste occupée par la rébellion de l’AFC-M23.













