Par MEDINA
Véritable coup de tonnerre sur la scène politique congolaise. Le gouverneur de la province stratégique et minière du Haut-Katanga, Jacques Kyabula Katwe, a officiellement déposé sa démission ce jeudi.
Dans une correspondance datée du 21 mai 2026 et adressée directement au Président de la République, Félix Tshisekedi, le désormais ex-chef de l’exécutif provincial tire les conséquences politiques d’une longue période d’absence et de vives tensions institutionnelles.
Dans sa lettre officielle, Jacques Kyabula justifie cette décision radicale par son esprit de responsabilité républicaine. Il reconnaît explicitement que sa présence continue à Kinshasa au cours des derniers mois, motivée selon lui par des raisons professionnelles et institutionnelles , l’a durablement éloigné de sa province.
Cet éloignement prolongé était intervenu dans un contexte particulièrement sensible sur le plan sécuritaire dans le Haut-Katanga. L’ex-gouverneur admet que son absence prolongée du chef-lieu, Lubumbashi, a suscité des interrogations légitimes au sein de l’opinion publique, et
des critiques sévères quant au bon fonctionnement de l’administration provinciale.
Soucieux de préserver la sérénité des institutions, Jacques Kyabula précise qu’il était de son devoir de démissionner avec effet immédiat à compter de ce jour
Bien qu’il quitte la tête de la province, Jacques Kyabula Katwe s’efforce de soigner sa sortie politique auprès de la haute hiérarchie. Membre actif de la coalition au pouvoir, il réaffirme de manière solennelle sa loyauté totale au chef de l’État.
Il se dit profondément attaché à la vision de stabilité, de paix et de développement incarnée par Félix Tshisekedi. L’ancien gouverneur conclut sa missive en se déclarant pleinement disponible à servir à nouveau la nation sous toute autre forme que la présidence jugera utile.
Cette démission vient clore un long feuilleton politique marqué par des vagues de mécontentement et des pressions accrues du pouvoir central. Elle ouvre désormais la voie à une restructuration complète des forces politiques locales au sein de l’Union Sacrée. L’intérim de la province devrait logiquement être encadré par les instances compétentes en attendant l’organisation d’un nouveau scrutin législatif provincial pour désigner son successeur officiel.












