RDC : la 17e épidémie d’Ebola « sous contrôle » malgré l’apparition d’un foyer dans une septième province

RDC : la 17e épidémie d’Ebola « sous contrôle » malgré l’apparition d’un foyer dans une septième province

Par Emmanuel Medina

Le gouvernement affirme contrôler l’épidémie d’Ebola. Selon le compte rendu du Conseil des ministres lu vendredi par le ministre de la communication, Patrick Muyaya, la 17e épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit dans sept provinces du pays est désormais « sous contrôle ». D’après les autorités sanitaires, le pic des contaminations a été franchi au cours de la troisième semaine du mois d’août 2026, s’appuyant sur une baisse globale des indicateurs de transmission.

Le ralentissement de l’épidémie se traduit par une amélioration notable sur le terrain. Sur les 61 zones de santé initialement touchées, dix n’ont déclaré aucun nouveau cas depuis au moins 21 jours, la période d’incubation maximale du virus. Cette tendance à la baisse est particulièrement visible en Ituri, épicentre de l’épidémie, notamment dans les zones de santé de Nia-Nia, Nizi et Mongbwalu.

Malgré ces indicateurs jugés positifs, le gouvernement appelle à la vigilance et à un suivi rigoureux des cas contacts. Une surveillance prioritaire est renforcée dans plusieurs localités touchées par de récentes flambées de contamination, notamment à Beni, Isiro, Komanda, Butembo et Mangala.

L’inquiétude persiste également face à l’extension géographique de la maladie. Un premier cas mortel a été détecté dans la province du Sud-Ubangi, devenant ainsi la septième province touchée par l’épidémie. Il s’agit d’un jeune homme de 23 ans, décédé dans la zone de santé de Bulu après avoir voyagé depuis le Sud-Kivu en juillet. Bien que son itinéraire précis reste inconnu, les autorités ont immédiatement isolé les cas contacts et déploient actuellement un dispositif de riposte dans la région.

Provoquée par la souche Ebola Bundibugyo et déclarée officiellement le 15 mai dernier, cette 17e épidémie affiche un bilan sanitaire sévère. Au 10 septembre, l’Institut national de santé publique (INSP) recensait un total de 7 022 cas confirmés et 3 398 décès, soit un taux de létalité élevé de 48,4 %.

Notons que la situation demeure particulièrement critique dans le Nord-Kivu. Pour la seule journée du 10 septembre, la province enregistrait plus de la moitié des 80 nouveaux cas nationaux (43 cas, contre 30 en Ituri), ainsi que 49 décès à l’échelle du pays. Preuve de la pression extrême qui pèse sur le système de santé local, les centres de traitement du Nord-Kivu affichaient ce même jour un taux d’occupation alarmant de 141,4 %.

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