RDC : la MONUSCO rapatrie 120 membres des FDLR vers le Rwanda

RDC : la MONUSCO rapatrie 120 membres des FDLR vers le Rwanda

La MONUSCO a annoncé le rapatriement de 120 membres des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et de leurs personnes à charge vers le Rwanda. L’opération a été effectuée le 8 septembre 2026, en coordination avec le gouvernements congolais et rwandais, selon un communiqué de la Mission de l’ONU publié le jeudi 10 septembre.

Par Charles Muhindo

Les membres évoqués ont été conduits au centre de la Commission rwandaise de démobilisation et de réintégration (RDRC) à Mutobo où ils doivent suivre un programme de réintégration communautaire avant de retourner dans leurs communautés d’origine, précise la MONUSCO. Aucun autre détail n’a été communiqué sur leur identité ou sur les conditions précises dans lesquelles elles ont quitté l’est de la RDC.

«Le 8 septembre 2026, la MONUSCO, en étroite coordination avec les gouvernements de la RDC et du Rwanda, a rapatrié 120 membres des FDLR et leurs personnes à charge. Les personnes rapatriées ont été transférées au centre de la Commission rwandaise de démobilisation et de réintégration (RDRC) à Mutobo, où elles intégreront le programme de réintégration communautaire avant de regagner leurs communautés d’origine», mentionne la MONUSCO

La présence des FDLR est l’un des dossiers au centre des discussions entre Kinshasa et Kigali sur la situation sécuritaire dans l’est du pays. Dans l’accord de paix signé à Washington le 27 juin 2025, la RDC s’était engagée à neutraliser ce groupe armé rwandais. Kigali a souvent conditionné cette neutralisation par le retrait de ses forces de la RDC, affirmant avoir pris des mesures de défense le long de la frontière pour se protéger contre les FDLR.

À Kinshasa, les autorités accusent cependant le Rwanda de soutenir l’AFC/M23 et d’avoir déployé ses militaires au Congo. La situation est devenue plus compliquée avec le contrôle par l’AFC/M23 de plusieurs territoires du Nord-Kivu et du Sud-Kivu où les FDLR étaient considérés exister. Cela rend difficile une opération contre les FDLR par les FARDC dans des zones qui ne sont plus sous contrôle des autorités.

C’est dans ce contexte que Kinshasa avait privilégié la voie du désarmement et de la démobilisation volontaires. Les autorités congolaises ont annoncé en juillet dernier avoir obtenu un engagement des responsables des FDLR pour déposer les armes et rejoindre un processus de démobilisation et de cantonnement volontaire, avec comme objectif de permettre ensuite leur retour au Rwanda. Le rapatriement de 120 membres par la MONUSCO est donc un pas important, même si les autorités congolaises ne se sont pas encore prononcées sur cette opération.

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