une organisation regroupant des membres de la communauté banyamulenge vivant aux États-Unis, a publié le 17 janvier 2026 une déclaration alarmante dénonçant ce qu’elle qualifie de déportation forcée de Banyamulenge du territoire d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, vers le Rwanda.
Dans un mémorandum adressé au président des États-Unis d’Amérique, présenté comme médiateur entre le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC), la BM-U condamne avec fermeté des actes qu’elle assimile à une violation grave des droits humains, évoquant même le risque d’un « génocide organisé ».
Ultimatum à Uvira
Selon ce document, des émissaires rwandais auraient réuni, le 17 janvier 2026, des hommes et des femmes banyamulenge à l’église méthodiste Nyamyanda, a0à Uvira. Ils leur auraient donné un ultimatum de 24 heures, les sommant de quitter le territoire avant le 18 janvier à 10 heures, sous prétexte que la communauté serait ciblée par des groupes armés locaux et des forces étrangères.
La mutualité estime que cet argument sécuritaire servirait de couverture à une opération de déplacement forcé vers le Rwanda, rejetant toute responsabilité sur d’autres acteurs régionaux.
Appel à la communauté
internationale
La BM-U affirme que la communauté banyamulenge d’Uvira, de Minembwe et d’autres zones de l’Est de la RDC serait exposée à un danger imminent.
Elle appelle les autorités américaines ainsi que la communauté internationale à prendre des mesures urgentes afin de garantir la protection des populations concernées et prévenir toute escalade de violences.













