Alors que l’annonce de l’organisation d’un dialogue national inclusif par le président de la République alimente le débat politique, le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a tenu à clarifier la position du gouvernement sur la question d’un éventuel changement de la Constitution. Lors d’un briefing de presse tenu à Kinshasa ce vendredi 17 juillet, le porte-parole du gouvernement a affirmé que cette question n’avait jamais été examinée en Conseil des ministres.
Par Patient MBY
Interrogé sur l’opportunité d’organiser un dialogue dans un contexte où le projet de révision de la Constitution divise l’opinion publique, Patrick Muyaya a indiqué que cette question n’a jamais figuré à l’ordre du jour du Conseil des ministres. Il a toutefois estimé que le débat demeure pertinent.
« Nous, au gouvernement, on n’a jamais parlé de la question du changement de la Constitution. Ça n’a jamais été à l’ordre du jour du Conseil des ministres. Mais c’est un débat pertinent, évidemment, au regard des impératifs que nous avons. Nous avons, par exemple, sur la question de la nationalité, plein de choses qui doivent être réajustées 20 ans après la publication de cette Constitution », a-t-il déclaré.
Patrick Muyaya a ajouté que la question d’une éventuelle révision de la Constitution pourrait faire partie des sujets abordés lors des discussions envisagées dans le cadre du dialogue national. Selon lui, la Loi fondamentale pourrait notamment être modifiée afin de revoir les dispositions relatives à l’exclusivité de la nationalité congolaise, ce qui permettrait, selon ses propos, de faciliter l’accès à la sélection nationale des Léopards, dont une grande majorité des joueurs sont binationaux.
À l’issue des consultations de Bujumbura, la coalition Article 64 avait conditionné sa participation au dialogue au renoncement du pouvoir au projet de changement de la Constitution, ainsi qu’à une décrispation du climat politique.













