Le pasteur Éric Nsenga a défendu, lundi, la démarche engagée en faveur d’un dialogue national inclusif en République démocratique du Congo. Il a affirmé que toutes les questions d’intérêt national devront être abordées, tout en soulignant que la participation au processus implique un engagement en faveur de la paix.
Par la rédaction
Le pasteur Éric Nsenga a réaffirmé, lundi, que le futur dialogue national en République démocratique du Congo devra être « inclusif », malgré les interrogations suscitées par le narratif du gouvernement sur l’agression rwandaise.
Invité d’un Space organisé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, le membre de la médiation a refusé d’alimenter les débats sémantiques autour de l’initiative. Il a déclaré que l’essentiel résidait dans le contenu de l’engagement pris par le président Félix Tshisekedi d’ouvrir un dialogue national, inclusif et consacré à toutes les questions d’intérêt national.
Le pasteur Éric Nsenga a également distingué le rôle de l’État, en tant qu’organisateur du dialogue, de celui de la médiation. Selon lui, les modalités pratiques et les éventuels préalables seront précisés dans la feuille de route qui sera rendue publique.
Abordant la question de la participation des groupes ayant pris les armes, il a rappelé que le droit international qualifie d’agression toute intervention militaire d’un État sur le territoire d’un autre État. Il a estimé que cette réalité est déjà reconnue dans plusieurs cadres diplomatiques, notamment les processus de Doha et de Washington.
Le responsable religieux a aussi soutenu que la recherche de la paix exige une rupture avec la logique militaire. Selon lui, une partie qui souhaite participer au dialogue ne peut, dans le même temps, poursuivre une stratégie de guerre.
Le pasteur Éric Nsenga a réaffirmé que le dialogue à venir devra rester ouvert à toutes les composantes concernées, insistant sur son caractère pleinement inclusif.












