Le ministre de la Pêche et Élevage, Jean-Pierre Tshimanga, a alerté sur la détérioration de la situation zoo-sanitaire dans l’espace Grand Kasaï. Lors de la 94ᵉ réunion du Conseil des ministres, il a notamment signalé une flambée de peste des petits ruminants dans le Sankuru et appelé à l’accélération de la campagne nationale de vaccination afin de protéger le cheptel et prévenir de nouvelles pertes humaines liées à la rage canine.
Par Pierre Kabakila
Le ministre de la Pêche et Élevage, Jean-Pierre Tshimanga, a fait état d’une situation zoo-sanitaire préoccupante dans l’espace Grand Kasaï, marquée par la résurgence de plusieurs maladies animales qui affectent gravement le cheptel et menacent les moyens de subsistance des populations.
Présentant son rapport lors de la 94ᵉ réunion du Conseil des ministres, le ministre a indiqué qu’un nouveau foyer de peste des petits ruminants (PPR) a été enregistré dans le territoire de Lusambo, dans la province du Sankuru. Cette épizootie a entraîné la mort de 315 chèvres en seulement cinq jours.
Selon Jean-Pierre Tshimanga, les provinces voisines du Kasaï, du Kasaï-Central, du Kasaï-Oriental et de la Lomami connaissent également une propagation inquiétante de plusieurs pathologies animales. La perte progressive du cheptel et de la volaille aggrave la précarité économique des ménages qui dépendent de l’élevage pour leurs revenus et leur alimentation.
Le ministre a également attiré l’attention du gouvernement sur la persistance de la rage canine dans cette partie du pays. D’après son rapport, cette maladie a déjà causé plus de trente décès au sein de la population, renforçant les préoccupations des autorités sanitaires.
Face au caractère hautement contagieux de ces maladies, Jean-Pierre Tshimanga a plaidé pour une réponse urgente et coordonnée. Il a insisté sur la nécessité de lancer sans délai la deuxième phase de la campagne de vaccination contre les épizooties et d’assurer la poursuite des campagnes nationales de vaccination afin de préserver le cheptel, de limiter les pertes économiques et de protéger la santé publique.













