Lors de la 82ᵉ réunion du Conseil des ministres présidée par le Chef de l’État Félix Tshisekedi, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a alerté sur la nécessité urgente d’instaurer un régime national de classification et de protection des documents officiels de l’État afin de prévenir les fuites d’informations sensibles.
Par Pierre Kabakila
Au cours de la 82ᵉ réunion du Conseil des ministres, le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a attiré l’attention du gouvernement sur les risques croissants de divulgation non autorisée de documents officiels de l’administration publique. Cette initiative intervient dans un contexte marqué par l’usage généralisé des outils numériques et l’évolution des pratiques administratives, qui exposent davantage les correspondances administratives, les notes techniques et les documents stratégiques à des fuites.
Pour y remédier, le patron de la Justice a proposé la mise en place d’un régime national de classification des documents officiels reposant sur quatre niveaux de protection. Il s’agit notamment des documents « hautement confidentiels » ou « très secret d’État », des documents « confidentiels » ou « secret d’État », des documents « classifiés » ou à « diffusion restreinte », ainsi que des documents « non classifiés ». Selon lui, ce système permettra d’identifier clairement le degré de sensibilité des informations, d’encadrer leur circulation et de renforcer la responsabilité des agents publics dans la gestion des données officielles.
Le ministre a également souligné que l’efficacité de ce dispositif passe par l’adoption de plusieurs mesures administratives et techniques. Parmi celles-ci figurent la limitation de l’accès aux documents sensibles aux seuls agents habilités, la traçabilité des transmissions documentaires, le renforcement des procédures d’archivage et l’interdiction formelle de transmettre des documents sensibles via des messageries privées ou des plateformes numériques non sécurisées. Une démarche qui vise, selon lui, à renforcer la sécurité de l’information au sein de l’appareil étatique.













