Par Patient Mubiayi MBY
La prise de la localité de Walikale-centre a paralysé les activités socio-économiques et écologiques, même au-delà de ses frontières. Le parc national de Maiko, situé à cheval entre les provinces du Maniema, du Nord-Kivu et de la Tshopo, a annoncé la suspension de ses activités de terrain suite à la progression de la rébellion du M23-AFC dans l’Est du pays.
Selon les informations publiées par Actualité.cd, le quartier général de ce patrimoine naturel s’est vidé de ses travailleurs. Un personnel technique réduit se trouve actuellement à Osso, dans le territoire de Lubutu, à 110 kilomètres de Walikale-centre. Le personnel administratif a quitté le site, abandonnant ainsi « plusieurs activités de développement et d’accompagnement communautaire autour du parc ».
La suspension des activités dans ce parc met en danger les espèces protégées, notamment le paon congolais, le gorille, l’okapi, l’éléphant et le chimpanzé. L’assistant du directeur chef de site, Alain Mukiranya, craint un éventuel envahissement des braconniers qui vont « piéger et chasser » les animaux en l’absence de l’équipe d’écogardes chargée de la surveillance du site.
Le lieu où seront érigés les nouveaux bureaux administratifs de ce parc sera communiqué ultérieurement. En attendant, cette délocalisation compromet la continuation d’un partenariat avec Fauna & Flora et l’ICCN, qui cogéraient déjà ce parc. Selon la même source, les travaux de réorganisation de ce site étaient déjà en cours et les patrouilles devront être relancées dans les prochains jours.












