Dans une déclaration virulente publiée ce mercredi 14 janvier, Seth Kikuni, porte-parole du mouvement « Sauvons la RDC», cher à l’ancien président de la république Joseph Kabila, a dénoncé ce qu’il qualifie de dérive autoritaire sans précédent du régime en place. Il pointe du doigt le président Félix Tshisekedi, l’accusant d’avoir transformé la peur du débat public en machine de répression systématique.
« Obsédé par le contrôle du récit et hanté par la contestation, Tshisekedi passerait des heures à épier les réseaux sociaux sous de faux profils », affirme Seth Kikuni. Il désigne le Conseil national de cyberdéfense (CNC), service créé en 2023, comme l’illustration la plus inquiétante de cette logique. Ce dernier serait devenu, selon lui, un instrument de surveillance et de répression, à l’origine d’enlèvements, de séquestrations et d’intimidations ciblant opposants, activistes et journalistes.
Le cas récent de Nathanaël, dont les circonstances restent floues, est pour Kikuni un symbole d’un pouvoir qui « se croit tout permis ». Il prévient que cet excès de zèle pourrait précipiter la fin du régime : « De cette peur incontrôlée viendra sa chute », a-t-il martelé, réaffirmant que le mouvement Sauvons la RDC « travaille chaque jour à l’avènement d’un nouvel ordre démocratique, libéré de la tyrannie ».













