RDC : l’ODEP dénonce la radiation illégale de plus de 500 agents du CPCE sous le mandat de Vital Kamerhe

Par la rédaction

L’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) interpelle la Première ministre Judith Suminwa après la radiation jugée illégale de plus de 500 agents du Cadre Permanent de Concertation Économique (CPCE). Dans un communiqué publié ce mercredi 1ᵉʳ octobre, l’ODEP dénonce des « arrêtés ministériels illégaux » signés sous le mandat de Vital Kamerhe, alors Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, estimant que ces décisions ont sacrifié plus de 500 familles et portent atteinte aux principes de transparence et de justice sociale.

Selon l’organisation, ces évictions sont survenues en pleine période électorale, malgré la directive du chef de l’État suspendant tout mouvement administratif afin de préserver la stabilité institutionnelle.

« Ces décisions ont été signées dans la précipitation, en toute opacité, sans motifs explicites, sans notification officielle aux agents concernés et en violation des procédures établies », déplore l’ODEP.

L’observatoire parle d’un « précédent dangereux », pointant du doigt le clientélisme, le népotisme et les appartenances politiques qui auraient guidé les nouvelles nominations au sein du CPCE, au détriment du mérite et des règles élémentaires de bonne gouvernance.

Au-delà de la dimension administrative, l’ODEP estime que ce dossier constitue un véritable scandale de gouvernance publique, transformant une institution de dialogue économique en « instrument d’exclusion sociale et de marginalisation politique ».
« Plus de 500 familles ont été sacrifiées, privées de leurs droits statutaires et abandonnées à une précarité extrême », peut-on lire dans le communiqué signé à Kinshasa.

L’organisation appelle la Première ministre Judith Suminwa Tuluka à se saisir personnellement du dossier afin de restaurer la légalité administrative et de réintégrer les agents injustement radiés.

Pour l’ODEP, cette affaire illustre « la dérive d’une administration qui, au lieu de protéger, cherche à exclure et à punir arbitrairement », symptomatique d’une crise structurelle de gouvernance aggravant la méfiance entre la population et l’État.

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