RDC : plus de 1 000 cas hebdomadaires de choléra, 12 morts enregistrés

Par MEDINA

Malgré une stagnation relative du nombre de malades à l’échelle nationale, la situation sanitaire reste préoccupante en République Démocratique du Congo. Entre une mortalité en hausse et un foyer critique apparu en milieu carcéral dans le Kongo-Central, le gouvernement multiplie les interventions.

Lors du dernier Conseil des Ministres, le Ministre de la Pêche et Élevage assurant l’intérim de son collègue de la Santé Publique en mission a brossé un tableau contrasté de l’évolution du choléra dans le pays.

Les chiffres de la semaine écoulée révèlent une stabilisation précaire; 1 157 cas suspects ont été recensés, contre 1 161 la semaine précédente. Si le volume de contamination stagne, la virulence de l’épidémie semble s’accentuer. Le pays a enregistré 12 décès, portant le taux de létalité à 1 %, soit le double de la semaine antérieure qui était à 0,5 %.

Le Sud-Kivu demeure l’épicentre de cette crise avec 234 nouveaux cas et 6 décès signalés en sept jours. À l’inverse, une lueur d’espoir apparaît à Kinshasa, où la courbe fléchit significativement, passant de 89 à 51 cas, sans aucun décès à déplorer.

Le point le plus critique du rapport concerne la province du Kongo Central. Depuis le 23 mars 2026, la prison de Mbanza-Ngungu fait face à une flambée foudroyante. Le virus y aurait été introduit suite à un transfert de détenus en provenance du cachot de Luozi.

Le bilan au 8 avril est lourd car 160 cas cumulés et 13 décès au sein de l’établissement. À ce jour, deux pavillons sur les onze que compte la prison sont officiellement touchés. La promiscuité carcérale fait craindre une propagation rapide au reste de la population pénitentiaire.

Face à cette situation, le gouvernement a rassuré sur le déploiement de plusieurs actions de prise en charge, notamment pour sécuriser les milieux fermés comme les prisons et renforcer l’accès à l’eau potable dans les zones rouges du Sud-Kivu. Alors que la barre des 1 000 cas hebdomadaires reste franchie, les autorités sanitaires rappellent que le respect strict des mesures d’hygiène demeure l’arme la plus efficace pour briser la chaîne de transmission.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ne manquez aucune nouvelle importante. Abonnez-vous à notre newsletter.