RDC : Plus de 1500 morts et près de 15 mille femmes violées lors de la récente occupation de la ville d’Uvira par le M23

La brève occupation de la ville d’Uvira par le M23 aura été tragique et l’un des crimes les plus odieux que la rébellion aura commis depuis le début de l’invasion de la RDC par le Rwanda.

Par Reporter. CD

En effet, le gouvernement congolais a rendu public un rapport particulièrement inquiétant sur ce qui s’est passé dans la ville d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo lors du bref contrôle de l’entité par le groupe armé. Au courant de ces semaines d’occupation cette ville a été victime des conséquences humaines indescriptibles.

Selon les autorités, ces événements atroces se sont déroulés entre le 10 décembre 2025 et le 18 janvier 2026, soit environ 5 semaines d’occupation. Plus de 1 500 personnes ont perdu la vie, au côté d’environ 14 400 femmes violées. Une situation qui a plongé la zone dans une crise sécuritaire et sanitaire difficile à contenir.

Le document fait également état de déplacements massifs de population. Près de 300 000 personnes auraient été contraintes de fuir leurs habitations pour chercher refuge ailleurs, notamment au Burundi ou vers le Katanga à leurs risques et périls pour autant que ce déplacement forcé a créé des conditions de vie très déplorables à nombreuses familles, souvent privées de nourriture, d’abri et d’accès aux soins de base.

Le gouvernement congolais rapporte aussi que les enfants figurent parmi les principales victimes de cette crise. Plus de 12 000 d’entre eux ont été touchés, notamment à travers l’interruption de leur scolarité. Beaucoup ont également été séparés de leurs familles ou exposés à des traumatismes psychologiques, ce qui risque d’avoir même des conséquences sur leur avenir.

Le rapport mentionne aussi la découverte de plusieurs fosses communes dans différentes zones de la région. Et, pour Kinshasa, ces découvertes viennent confirmer l’ampleur des pertes en vies humaines et la gravité des violences commises. Elles témoignent d’une situation qui dépasse largement des affrontements classiques pour s’inscrire dans une crise profonde des droits humains, estime-t-il.

Lors de la présentation de ce rapport le mardi dernier à Kinshasa, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, a décrit un climat de terreur généralisée. Il a évoqué des actes tels que des exécutions sommaires, des pillages et la destruction d’infrastructures civiles, qui ont marqué cette période d’occupation.

Les autorités congolaises pointent du doigt les rebelles de l’AFC/M23 ainsi que leurs alliés, accusés d’être responsables de ces exactions. Elles estiment que ces actes constituent de graves violations des droits humains et appellent à une prise de conscience au niveau national et international.

Au-delà des chiffres, ce rapport insiste sur la souffrance des populations dans les zones occupées et appelle la Communauté internationale à s’impliquer davantage pour contraindre le Rwanda et le M23 à mettre fin aux hostilités qui n’ont fait que trop durer.

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