La portée de l’inclusivité de l’éventuel dialogue national suscite débats et controverses au sein de l’opinion publique. Depuis l’annonce de l’organisation de ces discussions par le président Félix Tshisekedi, l’opposition réclame la participation de l’ancien président Joseph Kabila et de la rébellion de l’AFC-M23. Contre toute attente, les Wazalendo montent également au créneau pour exiger leur présence à la table des discussions, en posant une panoplie de conditions.
Par Patient MBY
Engagés aux côtés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) depuis l’intensification des conflits armés ayant découlé de la chute de Goma et de Bukavu au début de l’année 2025, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP-Wazalendo) ne veulent pas être laissés pour compte dans l’éventuel dialogue national annoncé par le chef de l’État congolais.
Depuis quelques jours, plusieurs factions de ce mouvement multiplient les sorties médiatiques au cours desquelles elles demandent leur présence à ces échanges consacrés à la paix et à la sécurité du pays. Dans l’une des déclarations parvenues à REPORTER.CD, ces alliés des FARDC saluent cette initiative, mais posent des conditions devant précéder sa tenue, notamment le démantèlement de l’administration parallèle instaurée par les rebelles de l’AFC-M23 et leur retrait de plusieurs territoires du pays.
La participation des Wazalendo au dialogue, un impératif pour la paix ?
Au départ, les Wazalendo étaient des groupes armés endogènes antigouvernementaux, ancrés dans l’est du pays. Selon plusieurs sources concordantes, ces combattants exploitaient illégalement des minerais. Plusieurs affrontements avec les FARDC ont également été rapportés. Cependant, lors de l’aggravation de la guerre menée par les rebelles de l’AFC-M23, soutenus par le Rwanda, ces groupes armés se sont ralliés aux FARDC pour combattre l’ennemi. Toutefois, leurs revendications n’ont pas été résolues.
Les observateurs estiment que la participation des Wazalendo, engagés sur les lignes de front aux côtés des forces loyalistes contre les forces hostiles, permettra d’écouter leurs revendications et d’y apporter des solutions. D’autres, en revanche, préconisent leur désarmement et leur réintégration sociale après les combats afin d’éviter la résurgence des conflits armés.













