Par Emmanuel Medina
Dans une déclaration politique conjointe lue tard dans la soirée du lundi 3 août 2026 à Kinshasa, les députés nationaux de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi) et des partis mosaïques ont officiellement pris acte de la décision de la Cour constitutionnelle validant la loi sur le référendum. Réunis autour de leur président ai et secrétaire général, Augustin Kabuya, les parlementaires de la majorité présidentielle se disent prêts pour les prochaines étapes institutionnelles, tout en conditionnant leur participation au dialogue par la signature d’une ordonnance présidentielle.
La Cour constitutionnelle a déclaré conforme à la Constitution la loi fixant les conditions d’organisation du référendum en République Démocratique du Congo. Cette décision lève les derniers verrous juridiques qui entouraient ce texte législatif hautement stratégique pour le pouvoir en place. Pour les élus de la famille politique du chef de l’État, cet arrêt consacre la régularité de la démarche parlementaire. En prenant acte de cette sentence, les députés de l’UDPS et de sa mosaïque consolident la position du gouvernement, qui voit le cadre légal des consultations populaires désormais totalement balisé.
C’est à l’issue d’une réunion de crise et de cadrage politique, tenue sous la direction d’Augustin Kabuya que les parlementaires ont harmonisé leur position. Cette rencontre nocturne visait à afficher une unité de façade et de fond face aux contestations de l’opposition et d’une partie de la société civile. Dans leur déclaration finale, les députés ont réaffirmé leur fidélité à la vision du président de la République. En resserrant les rangs, l’UDPS et ses alliés de la mosaïque entendent faire bloc à l’Assemblée nationale pour accompagner les réformes à venir, dont la possibilité d’un changement constitutionnel par voie référendaire fait l’objet de toutes les spéculations politiques.
Notons que, tout en saluant l’ouverture vers un dialogue national pour décrisper le climat politique actuel, les signataires de la déclaration ont posé un jalon institutionnel majeur. Ils affirment attendre la confirmation de ce processus de concertation par une ordonnance formelle du président de la République.Cette position souligne la volonté de la majorité de ne pas s’engager dans des discussions informelles sans un cadre juridique précis et contraignant fixé par la haute fonction publique. L’attente de cet acte présidentiel marque le début d’une nouvelle séquence politique où le calendrier du dialogue et celui de l’organisation du référendum devront s’articuler de manière stratégique.













