Par Patient MBY
Les chefs des confessions religieuses de la Plateforme des Confessions religieuses ont exprimé leur opposition à toute réforme visant à confier à l’Assemblée nationale la désignation du président de la Commission Électorale Nationale Indépendante.
Dans une déclaration rendue publique le 13 avril à Kinshasa, ces responsables religieux réagissent aux propositions de lois portant réformes électorales déposées par le député national Meschak Mandefu Muela Meschak. S’ils saluent l’initiative et certaines innovations proposées pour améliorer la transparence et la crédibilité des élections, ils mettent toutefois en garde contre une tentative de politisation de la centrale électorale.
Pour ce collectif, la CENI en tant qu’institution d’appui à la démocratie ne devrait pas être placée sous l’influence directe des acteurs politiques.
Il estime que confier la désignation de son président aux députés nationaux exposerait l’institution à des conflits d’intérêts, ces derniers étant eux-mêmes candidats potentiels aux élections, et pourrait réduire la participation des autres composantes de la société, notamment la société civile.
Les chefs religieux indiquent que l’implication de la politique risquerait d’affaiblir l’éthique électorale et discrediter les scrutins prochains. Ces réformes, poursuivent-ils pourraient exclure les délégués de la société civile ai processus électoral.
Face à ces préoccupations, les chefs des confessions religieuses appellent les députés nationaux, les sénateurs et les partis politiques à faire preuve de responsabilité afin de préserver la cohésion nationale autour des enjeux électoraux.
Ils exhortent enfin le législateur à maintenir la répartition actuelle des responsabilités dans la gestion de la CENI, qu’ils considèrent comme un gage d’inclusion, de transparence et de crédibilité du processus électoral en République démocratique du Congo.













