Par Emmanuel Medina
Lors de la Journée d’échanges institutionnels ce mardi 14 juillet 2026, le patron des Finances a dévoilé la stratégie gouvernementale axée sur la modernisation fiscale et l’indépendance technologique, marquée par le lancement historique d’un Data Center national. Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a exposé avec fermeté le bilan d’étape des grandes réformes structurelles menées par l’exécutif à l’occasion de la journée d’échange et d’information entre les parlementaires et le Fonds monétaire international (FMI) organisée par la commission ecofin de l’assemblée nationale ce mardi 14 juillet 2026.
Face une assemblée de députés, de sénateurs et de représentants des institutions financières internationales, l’argentier national a réaffirmé la trajectoire économique du gouvernement. L’ambition affichée est de bâtir un écosystème fiscal incitatif, propice à l’investissement direct, stimulateur d’emplois stables et calibré pour doper la compétitivité du secteur privé face à la concurrence sous-régionale.
Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi a également profité de cette tribune pour mettre en lumière le volume, qualifié d’inédit , des investissements publics injectés ces derniers mois à travers les différentes provinces de la République démocratique du Congo. Une décentralisation des ressources visant à corriger les asymétries de développement du pays.
Le moment fort de cette session parlementaire est venu de la présentation de la nouvelle infrastructure technologique de l’administration financière. Le Ministère des Finances de la RDC dispose désormais d’un Data Center de dernière génération, marquant un tournant historique pour l’État congolais.
« Cette plateforme technologique moderne et sécurisée est dotée d’un système de redondance stratégique entre Kinshasa et Lubumbashi. C’est une grande première pour notre ministère », s’est félicité le ministre des Finances.
Cette infrastructure jumelée sert de support direct aux réformes fiscales de pointe en cours de déploiement, en premier lieu desquelles la généralisation de la facture normalisée. En verrouillant la traçabilité des transactions et en garantissant la sécurité absolue des données étatiques, cet outil vise un triple objectif renforcer drastiquement la transparence dans la chaîne des dépenses publiques, élargir l’assiette fiscale et maximiser les recettes de l’État et consolider de façon définitive la souveraineté numérique du pays.
À travers ce virage numérique assumé, les autorités congolaises ambitionnent non seulement de simplifier le quotidien de l’administration, mais aussi de rassurer les marchés internationaux et d’offrir des services simplifiés et dématérialisés aux citoyens et aux opérateurs économiques.












