Par Pierre Kabakila
Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a exprimé sa vive préoccupation face aux perturbations récurrentes affectant les services de télécommunications, du numérique et de l’audiovisuel en République démocratique du Congo, lors de la 74ᵉ réunion du Conseil des ministres.
Le Chef de l’État a relevé que ces dysfonctionnements concernent notamment la téléphonie mobile et fixe, l’internet, la transmission de données, l’interconnexion des réseaux, ainsi que les services de radiodiffusion et de télévision numérique, observés sur l’ensemble du territoire national.
Selon lui, ces défaillances persistantes impactent négativement la vie quotidienne des citoyens, la continuité de l’action publique et le fonctionnement de l’économie nationale.
Les interruptions répétées de communication, les perturbations des transactions bancaires et commerciales, ainsi que la dégradation des services de radiodiffusion et de télévision numérique figurent parmi les principales conséquences de cette situation, entraînant une perte de confiance des usagers et affectant plusieurs secteurs essentiels du pays.
Rappelant le caractère stratégique des télécommunications pour le développement national, la souveraineté de l’État, la sécurité, la cohésion sociale et la compétitivité économique, Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité, à l’ère du numérique, de disposer de réseaux fiables, performants, résilients et continus, opérant dans un cadre de concurrence loyale, de couverture équitable du territoire et de protection stricte des consommateurs.
Face à ces constats, le Président de la République a instruit le ministre des Postes et Télécommunications, le ministre de l’Économie numérique, le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, ainsi que l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), chacun en ce qui le concerne, de veiller au strict respect des normes, standards et obligations légales par l’ensemble des opérateurs du secteur.
Il a également exigé le renforcement des mécanismes de régulation, de contrôle et de monitoring permanent de la qualité des réseaux et services, ainsi qu’une coordination effective entre les ministères sectoriels, les autorités de régulation et les services techniques spécialisés. Des sanctions prévues par les lois et règlements devront être appliquées, sans faiblesse ni complaisance, à l’encontre de tout opérateur défaillant.
Un rapport circonstancié sur l’exécution de ces instructions, précisant les constats techniques, les mesures correctives, les sanctions éventuellement appliquées et les actions structurelles envisagées pour garantir une amélioration durable, mesurable et vérifiable des services de télécommunications en RDC, est attendu dans un délai de trente (30) jours.













