Par Reagan Lebisabo
Plusieurs barrières ont été démantelées vendredi 21 août 2026 sur l’axe Kikwit-Batsongo, dans le cadre d’une opération menée par des patrouilleurs de la 11e Région militaire pour lutter contre les tracasseries dénoncées par les usagers de la Route nationale numéro 1 (RN1).
Selon le capitaine Antony Mualushayi, directeur de la communication de la 11e Région militaire, cette opération a été menée sur instruction du général-major Shiko Tshitambwe, commandant de la 1re Zone de défense.
« Tôt ce vendredi, deux équipes de patrouilleurs de la 11e Région militaire ont investi l’axe Batsongo–pont Loange avec pour mission de faire tomber les barrières et de mettre fin aux tracasseries qui empoisonnent le quotidien des usagers de la RN1 », a indiqué Antony Mualushayi.
Sur le tronçon Kikwit-Batsongo, plusieurs barrières ont ainsi été démantelées, notamment au Camp Bikobo, à Ndunga 2, Kwenge, Kasay, Masimanimba, Masamuna et Kenge.
D’après le responsable de la communication militaire, cette intervention fait suite aux nombreuses plaintes des conducteurs et des passagers, qui dénoncent des arrêts intempestifs, des paiements multiples et des tracasseries à répétition sur cet axe.
Le cas de Masimanimba est particulièrement relevé. Selon la 11e Région militaire, plus d’une dizaine de services étaient présents au même endroit, notamment le Tourisme, l’ANR, la DGM, le Transport, la Culture et les Arts ainsi que la Police de circulation routière (PCR).
« Une question s’impose : combien de fois un même véhicule doit-il s’arrêter et payer sur quelques kilomètres ? », s’interroge Antony Mualushayi. Il fait également état de dénonciations concernant la perception d’argent sans remise de documents justificatifs.
L’opération est suivie par le général de brigade Moyo Rabbi Richard, commandant a.i. de la 11e Région militaire. Elle vise, selon l’armée, à faire respecter les instructions de la hiérarchie militaire et à débarrasser la RN1 des barrières qui entravent la libre circulation.
La 11e Région militaire précise toutefois que l’opération concerne les barrières et les tracasseries qui leur sont associées, et non les postes de péage légalement établis.













