Par MEDINA
Après plusieurs mois d’attente, une première vague de 470 rapatriés volontaires franchit ce 23 avril la frontière de Kavimvira. Un dispositif humanitaire et sécuritaire d’envergure a été déployé pour assurer leur réintégration dans la province.
L’émotion est palpable à la frontière de Kavimvira. Ce jeudi 23 avril, la ville d’Uvira s’apprête à accueillir 470 de ses fils et filles, de retour de la province de Ruhigi, au Burundi. Ce convoi, qui a quitté le camp de Busuma tôt ce matin sous l’égide du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), marque le lancement d’une opération de rapatriement volontaire très attendue.
L’arrivée des rapatriés est prévue entre 15h30 et 17h00 (heure locale). Sur place, les autorités congolaises, soutenues par les partenaires humanitaires, ont aménagé un site d’accueil temporaire. Selon Brigitte Eno, représentante du HCR au Burundi, tout a été mis en œuvre pour que le transfert se déroule sans heurts. « Le transport est pris en charge depuis le Burundi, et dès l’entrée sur le sol congolais, un dispositif d’accompagnement prend le relais », a-t-elle précisé.
Pour ces familles qui ont passé de longues années en exil, le défi est désormais celui de la reconstruction. Pour les aider, un appui multisectoriel est prévu pour une assistance financière car Chaque famille recevra un paquet retour pour couvrir les premiers besoins,une aide alimentaire pour le Programme alimentaire mondial (PAM) garantit une assistance couvrant deux mois et une éducation pour un accompagnement spécifique dédié aux enfants en âge scolaire pour faciliter leur retour sur les bancs de l’école.
Face aux préoccupations légitimes des rapatriés, le vice-gouverneur du Sud-Kivu, Jean Jacques Elakano, a tenu à rassurer l’opinion. Il affirme que des dispositions fermes ont été prises pour garantir un retour « dans des conditions harmonieuses » et sécurisées. Les autorités locales appellent par ailleurs la société civile à se mobiliser pour favoriser une intégration sociale apaisée de ces compatriotes.
Ce retour volontaire est perçu comme un signal fort de la stabilisation progressive de certaines zones de la province, permettant enfin à des centaines de familles de regagner leur milieu de vie habituel après une période prolongée d’incertitude.













