10 dispositifs de prévention des épidémies en RDC seront inaugurés fin mars

10 dispositifs de prévention des épidémies en RDC seront inaugurés fin mars

Construits dans le cadre de la mise en œuvre du REDISSE, projet du gouvernement congolais financé par la Banque mondiale à travers l’UG-PDSS, Unite de gestion du programme de développement du système de santé (entité du ministère de la santé chargée de coordonner la gestion de tous

les projets financés par la
Banque mondiale), 10 points d’entrée « sanitaires » commenceront à être mis en service, à partir de fin mars, tout d’abord à Kinshasa (Beach Ngobila et aéroport de Ndjili). S’ensuivront les provinces de Kongo central (Matadi, Boma, Yema); Haut Katanga (aéroport de la Luano); Ituri (Aru, Mahagi, Tshomia) et Sud Kivu (Ruzizi 2 ), apprend Reporter.cd

« Le REDISSE étant un projetrégional multisectoriel dont le principal objectif est de doter, les membres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), des ressources à même de les préparer contre les épidémies; il était important de travailler au niveau des frontières où il y a ce qu’on appelle des points d’entrée sanitaires », explique, en liminaire, Docteur Dominique Baabo, coordinateur de l’UG-PDSS.

« Ces dispositifs désignés par le Plan d’action national de sécurité sanitaire sont censés améliorer les capacités intersectorielles nationales afin d’assurer une meilleure collaboration en matière de surveillance des maladies, de préparation aux épidémies, ainsi que de réponse immédiate et efficace en cas de crise ou d’urgence de santé publique », détaille-t-il.

Et d’ajouter : « on fait donc de la surveillance des maladieshumaines et animales dans les points d’entrée placés justement aux frontières de la RDC avec ses 9 pays voisins ».

L’organisation internationale de migration (OIM) s’est-elle chargée de la construction des bâtiments après avoir satisfait au concours de recrutement. « Je remercie l’OIM pour le travail de qualité fait en un temps record », déclare le coordinateur de l’UG-PDSS.

Toutefois, un point d’entrée fonctionnel, en croire Docteur Baabo, va bien au delà d’une infrastructure de bonne facture. Il faut en plus « des équipements et un personnel compétent. C’est ce que nous avons fait », assure-t-il.

Il précise que « c’est depuis des mois que le personnel est pris en charge en termes de formation. Les équipements dont des sont achetés. Dans certains points d’entréeseront même pourvus en ambulances pour des cas nécessitant des évacuations ».

« À côté du prépositionnement des ambulances, c’est aussi avoir, à travers le Programme national de l’hygiène aux frontières (PNHF), des hôpitaux préidentifiés à l’intérieur du pays où peut amener tout de suite un cas », fait-il encore savoir.

Le changement, c’est maintenant

« S’il a existé, par le passé, un mécanisme de surveillance des maladies, celui-ci ne remplissait même pas 20% de ce qu’un point d’entrée doit réaliser », pointe pour sa part, Baudouin Makuma, manager de REDISSE IV en RDC, pour marquer le coup des changements opérés ».

Règlement sanitaire enfin respecté

« C’est dans cette perspective que REDISSE a décidé d’appuyer le plan national de sécurité sanitaire pour bâtir des points d’entrée viables, répondant au règlement sanitaire international (RSI). On n’a pas seulement construit des bâtiments, nous les avons dotés des équipements (dont des mini laboratoites, des ambulances) recommandés par l’OMS. En outre, le personnel rattaché aux points d’entrée est formé », insiste Docteur Makuma.

« Leur travail est d’assurer le contrôle des voyageurs et des animaux qui les accompagnent, chien ou troupeau de vaches. C’est ça qui fait qu’on peut maintenance contribuer à la mise en œuvre du RSI », lance-t-il.

ISTA mis en contribution

À propos de la maintenance des lieux, Docteur Dominique Baabo, coordinateur de l’UG-

PDSS annonce la contractualisation
d’ « une grande organisation chargée de renforcer les capacités du pays à travers l’institut supérieur des techniques appliquées (ISTA) qui forme les ingénieurs biomédicaux ».

« Ce sont à eux que reviendra la maintenance aussi bien les points d’entrée et que tous les autres équipements médicaux de grands hôpitaux etlaboratoires, etc. », fait-il savoir.

Cependant, reconnaît-il, « avec les moyens en notre disposition, nous n’avons pas renforcé tous les points d’entrée mais seulement les principaux ; c’est ceux qui accueillent un nombre important de migrants ».

« Quant aux maladies qui circulent à l’intérieur des frontières nationales, leur prise en charge va continuer àêtre assurée par un dispositif de surveillance épidémiologique fonctionnel partant du niveau communautaire », assure-t-il.

« C’est ainsi qu’ un voyageur, en provenance de Brazzaville, en qui on détecte le monkeypox, ne sera pas renvoyé. Il intégrera plutôt le système », indique Docteur Dominique Baabo.

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