RDC : Après Rome, Bruxelles et Paris, Moïse Katumbi annonce une tournée à Londres et Washington contre la révision constitutionnelle

RDC : Après Rome, Bruxelles et Paris, Moïse Katumbi annonce une tournée à Londres et Washington contre la révision constitutionnelle

Par Emmanuel Medina

En exil, le leader de l’opposition et sa coalition C64 mènent une vaste tournée diplomatique en Europe, aux États-Unis et en Afrique. L’objectif est de mobiliser les partenaires internationaux pour faire barrage à tout projet de modification de la loi fondamentale congolaise.

Le débat houleux autour de l’avenir de la Constitution de la République démocratique du Congo s’exporte désormais au-delà des frontières nationales. En exil, l’opposant Moïse Katumbi, entouré de ses partenaires de la coalition C64, a entamé une offensive diplomatique d’envergure. Dans un entretien accordé ce mercredi 4 novembre à Paris au magazine Jeune Afrique, l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga a levé le voile sur les ambitions de cette tournée internationale visant à bloquer toute tentative de révision ou de changement de la loi fondamentale par le pouvoir en place.

Pour justifier sa présence dans la capitale française après des étapes à Rome et Bruxelles, Moïse Katumbi a souligné l’importance géopolitique de la France, qu’il qualifie de « partenaire majeur » de la RDC et de pilier incontournable au sein de l’espace francophone.

Selon le leader d’Ensemble pour la République, la situation politique au pays est « particulièrement préoccupante », justifiant ainsi une alerte auprès des chancelleries étrangères. « Nous sommes venus avec la C64, nous devons protéger notre Constitution parce que le pays va très mal », a-t-il martelé, affichant une fin de non-recevoir catégorique face aux velléités de réécriture des textes constitutionnels.

L’offensive de l’opposition ne compte pas s’arrêter en Europe continentale. La coalition C64 prévoit d’internationaliser davantage le dossier en mettant le cap sur de grandes puissances anglophones, à savoir le Royaume-Uni Londres et les États-Unis. Cette démarche vise à sensibiliser un maximum d’acteurs de la communauté internationale pour accentuer la pression sur Kinshasa.

Parallèlement, Moïse Katumbi prépare un retour diplomatique sur le continent africain. Conscient de l’impact des médiations régionales, il a annoncé son intention de s’entretenir avec plusieurs dirigeants du continent. Il a notamment cité le président angolais João Lourenço, acteur clé de la sécurité et de la diplomatie dans la sous-région, ainsi que le président du Conseil du Togo, Faure Gnassingbé.

Cette tournée intervient dans un climat de fortes tensions politiques en RDC, où le projet de révision constitutionnelle reste le principal point de clivage entre le camp présidentiel et les forces de l’opposition.

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