Plus de 140 personnes prises en otage par les rebelles ADF ont été libérées dans le territoire de Mambasa, en Ituri. L’information a été donnée ce jeudi 16 avril par l’administrateur militaire adjoint du territoire, le colonel Maxime Tshishimbi.
Par Reporter. CD
Selon lui, ces libérations sont le résultat des opérations militaires en cours menées conjointement par les FARDC et l’UPDF sur plusieurs axes dans la contrée, notamment entre Mambasa et Lolwa.
D’après cette autorité locale, les militaires engagés sur les lignes de front ont réussi à récupérer ces otages au fur et à mesure de leur progression. Il précise que ces civils, longtemps en captivité, seront progressivement réunis avec leurs familles. Dans certaines zones comme Bengasoli et Mabukuli, plusieurs dizaines d’otages ont été retrouvés après des affrontements et des opérations de ratissage menées contre les positions des rebelles.
Ces résultats interviennent dans le cadre des opérations conjointes lancées depuis le 30 novembre 2021 entre les armées congolaise et ougandaise. L’objectif de cette coopération est de mettre fin aux activités des ADF, considérés comme un ennemi commun pour les deux pays. Depuis le début de ces opérations, plusieurs bases des rebelles ont été ciblées, même si le groupe terroriste continue de mener des attaques contre les civils.
En effet, malgré plus de 4 ans d’opérations militaires, les ADF restent actifs et dangereux. Le groupe a étendu ses actions dans plusieurs provinces, notamment au Nord-Kivu, en Ituri et dans la Tshopo. Les attaques se poursuivent avec des enlèvements, des massacres et des déplacements de populations, ce qui montre que la menace est loin d’être totalement maîtrisée.
Par ailleurs, les ADF ont renforcé leur position en s’alliant à l’État islamique, devenant ainsi sa branche en Afrique centrale, connue sous le nom d’ISCAP. Cette affiliation a contribué à rendre le groupe plus structuré et plus violent, compliquant davantage la tâche des forces engagées sur le terrain.
Malgré cette situation, la libération de plus de 140 otages peut-être considérer comme un signal positif. Elle montre que les opérations militaires peuvent produire des résultats concrets, même si les défis restent nombreux. Pour les autorités locales, la priorité reste de poursuivre les offensives afin de sécuriser davantage la région et empêcher de nouveaux enlèvements et tueries de civils.












