Face à la menace de balkanisation qui plane sur le pays, le salut se joue ici et maintenant. Il serait peut-être trop tard si jamais les Congolais, où qu’ils soient, ne se liguent pas en bouclier de leur Nation pour ouvrir un nouveau chapitre de l’histoire où le consensus et la culture démocratique, définissant la praxis politique, cimentent la cohésion.
Par Gédéon ATIBU
Depuis le 27 mai 2024, le cadre de concertation des Forces Politiques et Sociales continue de mobiliser les Congolais contre l’agression rwandaise et de réfléchir aux solutions à envisager pour sortir de cette situation. Sans désemparer, le Cadre de Concertation s’impose aujourd’hui comme le visage d’une génération outillée, connectée, formée, mais surtout organisée, qui prend les commandes. Grâce à la philosophie qu’il incarne, le Cadre affirme un peu plus son leadership sur terrain et affûte ses armes en vue du dialogue qui profile à l’horizon. Il ne se passe pas un jour sans que d’autres associations, partis et mouvements politiques ne viennent renforcer ses rangs. Le dernier cas en date, le 12 février 2026, avec la signature de la charte par « Action Nouvelle » emmenée par sa présidente Me Danlia Tshilanda, est le signe que les lignes sont en train de bouger. Le Cadre fait preuve « d’une discipline collective, d’une vision claire et d’une exécution sans faiblesse», reconnaît Seth Kikuni, l’un des initiateurs de ce regroupement avec André- Claudel Lubaya.
Après avoir apposé sa signature sous l’oeil du Coordonnateur Michel Mwika, Me Danlia Tshilanda, qui croit en une nouvelle énergie pour faire avancer le pays, a salué ce moment auquel elle confère une symbolique particulière : face à la dérive autoritaire du régime, l’unité des forces politiques et sociales est une nécessité historique.
« Cette démarche traduit une volonté claire et assumée : rassembler les forces sincères du changement afin de faire front commun contre la tyrannie et l’arbitraire», a-t-elle indiqué dans sa prise de parole après ce moment solennel.
Plus qu’une femme politique, elle est le symbole d’une rupture nécessaire. Là où d’autres se sont servis, elle a choisi de servir. Son pragmatisme exemplaire la poussée à délaisser les privilèges du pouvoir pour relever un Congo mis à genoux par de mauvais choix. Elle n’est pas seulement l’avenir de notre politique ; elle est la conscience qui nous manquait pour rebâtir ce pays. Elle n’hésite pas à le rappeler si nécessaire : «L’unité n’est ni une concession ni une faiblesse. C’est une stratégie de responsabilité et de libération».
Le Cadre de Concertation, membre de la plateforme « Sauvons la RDC », promet d’intensifier la mobilisation populaire sur toute l’étendue du territoire et de structurer un front commun technique pour imposer un dialogue inclusif, visant à restaurer l’intégrité national et l’ordre démocratique.













