Le parti présidentiel (UDPS) n’en finit pas de régler ses comptes avec Kabila. Rien de nouveau n’a été révélé, mais la particularité des accusations formulées contre l’ancien de l’État est la confirmation par un ancien membre du gouvernement de ce qu’a Jean-Pierre Bemba, alors Vice-premier ministre et ministre chargé de la défense, avait eu à dire au sujet de l’insécurité aux abords de Kinshasa, précisément à Maluku. Révélation ou diabolisation ?
Par Gédéon ATIBU
Invité de l’émission « JMK TODAY » sur Télé 50, le mardi 17 février, Peter Kazadi, ancien ministre chargé de l’Intérieur, a porté les accusations de l’instrumentalisation des miliciens Mobondo par Joseph Kabila.
« Les populations ont été dépossédées qu’elles ont décidé de prendre les armes. L’occupation de milliers d’hectares par un seul homme, là où les Congolais survivaient, est à l’origine de la frustration», a-t-il dénoncé avec force.
Pour Peter Kazadi, député national pour le compte de l’UDPS, « le mouvement ne s’est pas arrêté là » et il soutient qu’il est « appuyé par des financiers basés à Kinshasa » qui seraient des agents de l’ancien président. Il a, en outre, précisé que Joseph Kabila a « décidé de fuir lui-même » pour créer une rébellion afin de déstabiliser le pays.
Il y a quelques mois quelques mois de cela, Jean-Pierre Bemba avait accusé Kabila d’entretenir l’insécurité des Mobondo dans le Mai- Ndombe. Cependant, cette version des politiques était battue en brèche par la communication de l’armée, qui pointait du doigt les personnages dans le pré carré du chef de l’État, lesquels tiraient allègrement les ficelles de cette insécurité dans le Maluku.
Dès lors, aucune lumière n’a été faite pour mettre fin à ce quiproquo. Au-delà des joutes oratoires, le sang des Congolais continue de couler dans l’ombre d’un conflit foncier dont les vrais responsables restent, à ce jour, impunis.













