L’ancien ministre de la Justice et garde des Sceaux, Constant Mutamba, a brillé par son absence lors de l’audience de ce mardi 19 mai, tenue à la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, dans le cadre du dossier FRIVAO. Invité à comparaître sous la casquette de renseignant, l’ex-garde des Sceaux a rejeté cette deuxième invitation, en proférant des menaces, selon le rapport du greffier lu par l’instance judiciaire.
Par Patient MBY
Selon une déclaration lue lors de l’audience, le ministre de la Justice honoraire aurait opposé un avis de non-recevoir au greffier, en lançant un dernier avertissement à cette initiative, avant de brandir un rapport médical transmis par son docteur à la Cour d’appel depuis le 15 mai, faisant état de la dégradation de son état de santé.
« Colonel, que ce soit la dernière fois que tu m’amènes ce genre de document ici. Prochainement, si tu m’amènes un document pareil, je vais faire un scandale. Qu’ils fassent ce qu’ils veulent, je suis déjà condamné, je ne viendrai pas comparaître », tels sont les propos de Mutamba contenus dans une note du greffier.
Quatre jours avant l’audience, le médecin traitant de Constant Mutamba avait informé la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe de la détérioration de son état de santé, indiquant que ce dernier souffre de traumatismes aggravés, exacerbés par l’intrusion d’un greffier de justice et d’un policier dans sa chambre d’hospitalisation contre le gré du personnel médical.
La Cour avait reporté l’audience du 14 mai, suite à l’absence de Mutamba pour des soucis de santé. L’ancien ministre de la Justice, condamné à trois ans de prison pour détournement de 19,9 millions USD destinés à la construction d’une prison à Kisangani, dans la province de la Tshopo, était convoqué par la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe comme renseignant dans le procès sur les malversations financières dans la gestion du FRIVAO. Mutamba, alors ministre de la Justice, aurait instruit l’accusé principal, Chançard Bolukola, de décaisser 50 millions USD. Il est également mis en cause pour avoir accordé des marchés à certaines entreprises sans obtenir d’avis de non-objection.











