La session ordinaire de mars 2026 de l’Assemblée nationale s’est clôturée sur un bilan inédit. Sous la présidence d’Aimé Boji Sangara, la Chambre basse du Parlement a adopté 31 lois en seulement trois mois, un record présenté comme sans précédent dans l’histoire parlementaire récente de la République démocratique du Congo. Cette session s’est également distinguée par une intense activité de contrôle de l’action gouvernementale.
Par la rédaction
L’Assemblée nationale a achevé sa session ordinaire de mars sur une note historique. Dans son discours de clôture prononcé au Palais du Peuple, le président de la Chambre basse, Aimé Boji Sangara, a salué une session marquée par une production législative exceptionnelle et un renforcement du contrôle parlementaire.
Entre le 16 mars et le 15 juin 2026, les députés nationaux ont adopté trente-et-un textes législatifs, un chiffre jamais atteint au cours d’une seule session parlementaire en République démocratique du Congo. Durant cette période, trente-cinq séances plénières ont été organisées, illustrant le rythme soutenu des travaux de l’hémicycle.
Parmi les principales lois votées figurent celle sur le contenu local, destinée à promouvoir la participation des entreprises et de la main-d’œuvre congolaises dans l’exploitation des ressources nationales, ainsi que la loi sur les marchés boursiers, considérée comme une avancée majeure pour la modernisation du système financier du pays.
Les députés ont également adopté une loi relative à la lutte contre la drépanocytose, une maladie qui constitue un enjeu important de santé publique, ainsi qu’un texte modifiant la législation sur les baux à loyer non professionnel. Plusieurs lois autorisant la ratification d’accords internationaux ont également été approuvées.
Autre fait marquant de cette session : l’adoption de la loi fixant les conditions d’organisation du référendum en RDC. Selon le président de l’Assemblée nationale, ce texte vient combler un vide juridique et renforcer le cadre d’exercice de la souveraineté populaire.
Au-delà de l’activité législative, la session de mars 2026 s’est distinguée par l’intensité du contrôle parlementaire. Le bilan présenté par le Bureau de l’Assemblée nationale fait état de dix questions orales avec débat, quarante-quatre questions écrites, huit questions d’actualité, une commission d’enquête, dix interpellations et dix auditions organisées par les commissions permanentes.
La Chambre basse a également examiné, dans les délais constitutionnels, les rapports annuels de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) et du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), ainsi que le rapport de la Cour des comptes, renforçant ainsi son rôle dans le contrôle de la gestion publique et la promotion de la transparence.
Pour Aimé Boji Sangara, cette session constitue une référence pour les futures législatures et témoigne du dynamisme retrouvé de l’Assemblée nationale. Avec 31 lois adoptées et une activité de contrôle parlementaire sans précédent, la session de mars 2026 s’inscrit désormais parmi les plus productives de l’histoire institutionnelle de la République démocratique du Congo.













