Avec 6,3 milliards USD investis en RDC, Kibali Gold Mine renforce son impact local et trace les perspectives d’un avenir durable

Par Siméon Isako

À l’occasion de son point trimestriel de redevabilité publique, Mark Bristow, président-directeur général de Barrick Mining Corporation, a présenté ce mercredi à Kinshasa les avancées majeures de la Kibali Gold Mine (KGM), filiale du groupe opérant dans le Haut-Uélé. Face à la presse et aux notables de la Grande Orientale, le dirigeant a détaillé l’impact économique, social et environnemental du projet, tout en partageant les nouvelles perspectives d’exploration.

Une empreinte économique majeure

Avec plus de 6,3 milliards de dollars investis en République démocratique du Congo depuis le lancement de Kibali, dont 3,1 milliards redistribués à des entreprises locales, Barrick affiche un engagement fort envers l’économie congolaise. Bristow a souligné que les sites satellites comme Kalimva, Ikamva et Ndala sont exploités en collaboration avec des sociétés congolaises, dans un esprit de partenariat contractuel structuré.

Plus de 700 entreprises nationales sont aujourd’hui impliquées dans les chaînes d’approvisionnement de la mine. Les appels d’offres sont, selon lui, publiés en transparence avec l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), en respect des standards de bonne gouvernance.

Un modèle de développement local intégré

Pour le PDG de Barrick, Kibali est plus qu’un site industriel : c’est un projet enraciné dans son environnement. Il a rappelé que la direction de la mine est assurée par des Congolais, tout comme son approvisionnement. Ce modèle, estime-t-il, constitue un exemple de valorisation locale capable de générer de la richesse durable pour les communautés.

Sur le plan social, 41 des 44 projets communautaires prévus dans le cadre de la contribution légale de 0,3 % ont été réalisés, améliorant l’accès à des services de base comme la santé, l’éducation ou les infrastructures. Par ailleurs, 4,8 millions USD ont déjà été mobilisés pour l’exécution du Cahier des charges, dont la mise en œuvre progresse.

Durabilité et conservation au cœur de la stratégie

Barrick poursuit aussi ses efforts en matière de protection de l’environnement. En partenariat avec l’ICCN et African Parks, des travaux sont en cours pour accueillir d’ici fin 2025 64 rhinocéros blancs dans le Parc national de la Garamba, une action qui s’inscrit dans la stratégie biodiversité du groupe.

Sur le plan énergétique, la transition s’accélère : 85 % de l’énergie utilisée par la mine provient de sources renouvelables, ce qui permet au site de fonctionner à bas carbone pendant six mois de l’année.

Un avenir prolongé grâce à l’exploration

Les récents forages dans le corridor ARK-KCD confortent les perspectives à long terme du projet. Bristow a indiqué que la structure géologique identifiée révèle une minéralisation latérale et en profondeur, ouvrant la voie à une potentielle augmentation des réserves et à une extension de la durée de vie de la mine.

Depuis 2013, Kibali a non seulement maintenu ses niveaux de production, mais elle a aussi su remplacer chaque once d’or extraite, a-t-il affirmé, insistant sur la continuité des résultats et la solidité du modèle mis en place.

Vers une diversification des activités en RDC

Alors que des gains de productivité sont attendus dès le troisième trimestre grâce à l’optimisation des opérations souterraines, Barrick se projette déjà vers une diversification. Son patron a annoncé l’intention d’explorer, au-delà de l’or, d’autres ressources comme le cuivre, dans une logique d’élargissement stratégique du portefeuille minier en RDC.

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