Par Patient Mubiayi MBY
Devant une foule immense venue à sa rencontre, le président de la République, Félix Tshisekedi, a tenu un meeting populaire à la place de la Poste, au centre-ville de Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, ce samedi 16 novembre 2024. Au cours de son discours, le président a réitéré sa position sur la révision de la Constitution congolaise, en proposant la mise en place d’une commission composée de différentes couches de la population congolaise pour repenser la loi fondamentale. Il a également clarifié son discours lors de son meeting à Kisangani (Tshopo) à la fin du mois de septembre, qu’il a qualifié de mal interprété par les opposants.
« Ce que j’ai dit à Kisangani n’avait aucun lien avec un quelconque troisième mandat. Mais vous avez entendu cette fameuse opposition, qui n’a rien à proposer et qui a mordu la poussière lors des dernières élections, chercher à manipuler la population en disant Non au troisième mandat. Qui leur a parlé de troisième mandat ? »
Pour Félix Tshisekedi, les articles à revoir sont ceux qui ont été soulevés lors des états généraux de la justice par des panelistes venus de tout le Congo. Il a également souligné l’article 217 de la Constitution congolaise, qui demande à la RDC d’abandonner une partie de sa souveraineté pour « promouvoir l’unité africaine ».
« Demander aux Congolais de ne pas revoir leur Constitution alors qu’il y a cet article 217 qui consacre la vente de notre souveraineté à des États africains, n’est-ce pas une aberration ? Et nous n’avons pas le droit de revisiter cela ? Il y a des hommes de Dieu qui ont osé prendre la parole pour défendre cette ignominie. Le pays est en danger. Je suis l’un des Congolais les mieux placés pour comprendre cela », a-t-il déclaré.
Et d’ajouter : « On nous dit de ne pas toucher à cela (art. 217), qui est celui-là qui va m’interdire, moi, garant de la nation, de le faire ? »
Retour sur la commission qui va repenser la Constitution en 2025
Tshisekedi a également réaffirmé son engagement à mettre en place une commission composée des Congolais pour réfléchir sur la loi fondamentale du Congo, qu’il a qualifiée « d’étrangère et rédigée par des étrangers ».
« Leurs propositions vous seront présentées, d’abord à travers vos élus, et si nécessaire, nous consulterons le peuple congolais pour qu’il décide lui-même s’il doit s’arrêter à la révision ou opter pour un changement complet de la Constitution. Et personne ne changera mon avis sur cette question », a-t-il ajouté.
Il a en outre mis en garde tous les politiciens ou autres personnes qui tenteraient de manipuler la population sur cette question, demandant à la justice de s’en occuper en cas de résistance.













