Une marche de la Coalition citoyenne pour la Nation (CCN), organisée ce vendredi 05 juin à Kinshasa en faveur du changement de la Constitution, a tourné à une scène de colère et de démobilisation. Ce, après la délocalisation du point de chute des manifestants, qui était le Palais du peuple.
Par Patient MBY
Alors qu’ils ont inondé les rues de Kinshasa sous la direction de l’archevêque Evariste Ejiba Yamapia, président de la CCN, pour apporter leur soutien à la réforme constitutionnelle, les fidèles des églises de réveil et les membres de la société civile ont été stoppés au terrain annexe du stade des Martyrs par un responsable de la police. Une décision venue de nulle part aurait interdit la tenue de cette manifestation populaire devant le Palais du peuple, pour des raisons encore non élucidées.
Face à cette situation, le pasteur Ejiba Yamapia a dénoncé « un sabotage » visant à démobiliser une foule pourtant déterminée : « Au niveau de Sendwe et du boulevard Lumumba à Limete, ils ont préféré saboter l’événement ». Cette décision a provoqué une vague de dispersion au sein des marcheurs.
L’archevêque Ejiba Yamapia, président des Églises de réveil et de la Coalition citoyenne pour la Nation, fait figure omniprésente dans le débat sur le changement ou non de la Constitution. Ce pasteur de renom a décidé d’accompagner la modification de la Constitution par l’Union sacrée de la Nation, face à une opposition farouchement engagée contre ce projet.
Cette marche intervient au lendemain d’une opération ville morte lancée par la coalition Article 64, le 03 juin dernier, pour s’opposer à ce qu’elle qualifie de tentative de coup d’État constitutionnel.












