Face aux allégations sur la présence de traces d’uranium dans certaines exportations de cobalt, le gouvernement de la RDC lance des analyses contradictoires, met en place un groupe de travail interministériel et sollicite l’appui de l’Agence internationale de l’énergie atomique.
Par la rédaction
Le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé une série de mesures pour vérifier la présence présumée de traces d’uranium dans certaines exportations d’hydroxydes de cobalt. Les autorités assurent vouloir renforcer la crédibilité de la chaîne d’approvisionnement tout en contestant les conclusions d’une récente étude scientifique.
Dans un communiqué publié jeudi, Kinshasa indique que les résultats publiés le 30 juillet dans la revue Nature Communications reposent sur une modélisation et non sur des analyses directes de cargaisons exportées. Le gouvernement estime que ces conclusions doivent être soumises à une vérification indépendante.
Les autorités annoncent le lancement d’une campagne d’analyses sur un échantillon représentatif des exportations de cobalt. Les examens seront réalisés par un laboratoire national et un laboratoire international accrédité, sous la coordination de plusieurs services techniques de l’État.
Le gouvernement prévoit également la création d’un groupe de travail interministériel. Cette structure sera chargée d’établir les faits, d’évaluer les risques sanitaires et environnementaux et de formuler des recommandations dans un délai de soixante jours. Des consultations avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sont aussi envisagées afin d’obtenir un appui technique.
Kinshasa rappelle que la présence naturelle d’uranium dans les gisements de cuivre et de cobalt du Lualaba et du Haut-Katanga est documentée depuis plusieurs décennies. Selon les autorités, cette caractéristique géologique ne constitue pas une violation des engagements internationaux de la RDC.
Le gouvernement promet enfin de rendre publics les résultats des investigations. Il réaffirme sa volonté de poursuivre les exportations de cobalt dans le respect des normes internationales ainsi que des exigences sanitaires, environnementales et sécuritaires.













