Par Reporter.cd
La Cour d’appel de Bruxelles a condamné l’État belge à indemniser cinq femmes métisses, victimes de la ségrégation durant la période coloniale au Congo belge, entre 1918 et 1960.
Ce jugement, rendu lundi 2 décembre 2024, fait suite à une révision d’un verdict initial prononcé en 2021 dans le cadre du dossier dit « des enfants métis ». L’agence Belga rapporte que la cour a reconnu l’enlèvement systématique d’enfants métis par l’État belge comme un acte constitutif d’un crime contre l’humanité.
La décision de la cour repose sur des preuves établissant que les plaignantes avaient été enlevées à leur mère sans son consentement, et ce avant l’âge de sept ans. Ces actions s’inscrivaient dans un plan organisé par l’État belge qui visait à rechercher et enlever les enfants issus d’union entre mères congolaises et pères belges. Cette politique a profondément marqué les vies des victimes et a laissé des conséquences durables sur leurs familles et leurs identités.
Cette condamnation représente un pas important vers la reconnaissance des injustices commises durant la période coloniale et souligne la nécessité d’un processus de réparation pour les victimes. En acceptant la responsabilité de ses actions, l’État belge ouvre la voie à une réflexion plus large sur les conséquences de la colonisation et sur les mesures à prendre pour réparer les torts infligés aux populations congolaises.













